17 novembre 2020

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Miracles Bibliques 2/4 : À boire et à manger en abondance

Conférence par Marc Pernot

Voir l’introduction au thème de ce cycle : ici

Document montré en séance : Présentation

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Textes :

N° 1 – Exode 16 – La manne et les cailles

(fin du chapitre 15 🙂 Ils arrivèrent à Élim, où il y avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers. Ils campèrent là, près de l’eau. (agréable)

Ensuite, toute la communauté des Israélites partit d’Élim, pour arriver au désert de Sin, qui est entre Élim et le Sinaï, le quinzième jour du second mois après leur sortie du pays d’Égypte. 2Alors toute la communauté des Israélites murmura dans le désert contre Moïse et Aaron. 3Les Israélites leur dirent : Que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel dans le pays d’Égypte, quand nous étions assis près des marmites de viande, quand nous mangions du pain à satiété ? Car vous nous avez fait venir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette assemblée.

4L’Éternel dit à Moïse : Je vais faire pleuvoir pour vous du pain, du haut du ciel. Le peuple sortira et en recueillera, jour par jour, la quantité nécessaire, ainsi je le mettrai à l’épreuve et verrai s’il marche, ou non, selon ma Torah. 5Le sixième jour, lorsqu’ils prépareront ce qu’ils auront apporté, il y en aura deux fois plus que ce qu’ils récoltent chaque jour…

9Moïse dit à Aaron : Dis à toute la communauté des Israélites : Approchez-vous devant l’Éternel, car il a entendu vos murmures. 10Tandis qu’Aaron parlait à toute la communauté des Israélites, ils se tournèrent du côté du désert, et voici que la gloire de l’Éternel apparut dans la nuée.

11L’Éternel parla à Moïse et dit : 12J’ai entendu les murmures des Israélites. Parle-leur en ces termes : Au crépuscule vous mangerez de la viande, et au matin vous vous rassasierez de pain ; et vous connaîtrez que je suis l’Éternel, votre Dieu.

13Le soir, des cailles montèrent et couvrirent le camp ; et au matin il y eut autour du camp une couche de rosée. 14Quand cette couche de rosée se leva, il y avait à la surface du désert quelque chose de menu, de granuleux, quelque chose de menu comme le givre sur la terre. 15Les Israélites regardèrent et se dirent l’un à l’autre : Qu’est-ce que c’est que ça ? Car ils ne savaient pas ce que c’était. Moïse leur dit : C’est le pain que l’Éternel vous donne pour nourriture. 16Voici ce que l’Éternel a ordonné : Recueillez-en, chacun ce qu’il lui faut pour sa nourriture, un omer par tête, selon le nombre de personnes ; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. 17Les Israélites firent ainsi ; et ils en recueillirent les uns plus, les autres moins. 18On mesurait ensuite avec l’omer ; celui qui en avait plus n’avait rien de trop, et celui qui en avait moins n’en manquait pas. Chacun recueillait ce qu’il lui fallait pour sa nourriture. …

31La maison d’Israël donna le nom de manne à cette chose, elle ressemblait à de la graine de coriandre ; elle était blanche et avait le goût d’un gâteau au miel.

32Moïse dit : Voici ce que l’Éternel a ordonné : Qu’un plein omer de manne soit conservé pour vos générations (futures), afin qu’elles voient le pain que je vous ai fait manger dans le désert, quand je vous ai fait sortir du pays d’Égypte.

N° 2 – Évangile selon Jean 6

30Ils lui dirent alors : Quel signe produis-tu donc, toi, pour que nous voyions et que nous te croyions ? Quelle œuvre fais-tu ? … 49Vos pères ont mangé la manne dans le désert, et ils sont morts. 50Le pain que voici, c’est celui qui descend du ciel, pour que celui qui en mange ne meure pas. 51C’est moi qui suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours ; et le pain que, moi, je donnerai, c’est ma chair, pour la vie du monde.

52Les Judéens se querellaient entre eux ; ils disaient : Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ?

N° 3 – Exode 17 – l’eau du rocher

Toute la communauté des Israélites partit du désert de Sin selon l’ordre de l’Éternel pour leur départ ; ils campèrent à Rephidim ; il n’y avait pas d’eau à boire pour le peuple. 2Alors le peuple entra en contestation avec Moïse. Ils dirent : Donnez-nous de l’eau à boire. Moïse leur répondit : Pourquoi entrez-vous en contestation avec moi ? Pourquoi tentez-vous l’Éternel ? 3Le peuple était là, pressé par la soif, et le peuple murmurait contre Moïse. Il disait : Pourquoi nous as-tu fait monter hors d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, mes fils et mes troupeaux ? 4Moïse cria à l’Éternel en disant : Que ferai-je pour ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront.

5L’Éternel dit à Moïse : Passe devant le peuple et prends avec toi des anciens d’Israël : prends aussi dans ta main ton bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et tu t’avanceras. 6Me voici, je me tiens là devant toi sur le rocher en Horeb, tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira. Moïse fit ainsi, aux yeux des anciens d’Israël.

7Il appela ce lieu du nom de Massa et Meriba, parce que les Israélites avaient contesté, et parce qu’ils avaient tenté l’Éternel, en disant : L’Éternel est-il au milieu de nous, (oui) ou non ?

N°4 –  Deutéronome 8:2-3

Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de l’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton coeur et si tu garderais ou non ses commandements.

3 Il t’a humilié, il t’a fait souffrir de la faim, et il t’a nourri de la manne, que tu ne connaissais pas et que n’avaient pas connue tes pères, afin de t’apprendre que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vit de tout ce qui sort de la bouche de l’Eternel.

N°5 – Ezéchiel 3:1-3

Il me dit : Fils de l’homme, mange ce que tu trouves, mange ce rouleau, et va, parle à la maison d’Israël ! 2 J’ouvris la bouche, et il me fit manger ce rouleau. 3 Il me dit: Fils de l’homme, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau que je te donne ! Je le mangeai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel.

N°6 – Saint-Augustin (Confessions III, 5:9)

Saint-Augustin à propos de la Bible, qui est selon lui « une chose qui ne se dévoile ni à la pénétration des superbes ni à la simplicité des enfants ; entrée basse et voûtes immenses, partout un voile de mystères ! (Il confesse 🙂 je n’étais pas capable d’y entrer, ni de plier ma tête à son allure… Mon orgueil répudiait sa simplicité, et mon regard ne pénétrait pas ses profondeurs. Et c’était pourtant cette Écriture qui veut grandir avec les petits : mais je dédaignais d’être petit; et enflé de vaine gloire, je me croyais grand. »

N°7 – Élisée et la pauvre veuve (2 Rois 4:1-7)

Une femme cria à Elisée, en disant: Ton serviteur mon mari est mort, et tu sais que ton serviteur respectaitl’Eternel; or le créancier est venu pour prendre mes deux enfants et en faire ses esclaves.

Elisée lui dit: Que puis-je faire pour toi? Dis-moi, qu’as-tu à la maison?

Elle répondit: Ta servante n’a rien du tout à la maison qu’un vase d’huile.

Et il dit: Va demander au dehors des vases chez tous tes voisins, des vases vides, et n’en demande pas un petit nombre. Quand tu seras rentrée, tu fermeras la porte sur toi et sur tes enfants; tu verseras dans tous ces vases, et tu mettras de côté ceux qui seront pleins.

Alors elle le quitta. Elle ferma la porte sur elle et sur ses enfants; ils lui présentaient les vases, et elle versait. Lorsque les vases furent pleins, elle dit à son fils: Présente-moi encore un vase. Mais il lui répondit: Il n’y a plus de vase. Et l’huile s’arrêta.

Elle alla le rapporter à l’homme de Dieu, et il dit: Va vendre l’huile, et paie ta dette; et tu vivras, toi et tes fils, de ce qui restera.

N°8 Roland Barthes (philosophe XXe)

L’écriture n’est pas un acte communicatif allant de l’écrivain au lecteur. En l’absence de l’auteur, elle est la voix de la lecture : « …dans le texte, seul parle le lecteur (S/Z 157) ». Le lecteur devient producteur du texte et non plus un consommateur passif qui ne fait qu’absorber ce que l’auteur lui a transmis : Le véritable « enjeu du travail littéraire… est de faire du lecteur, non plus un consommateur, mais un producteur (S/Z10) ».

Interpréter un texte, ce n’est pas lui donner un sens (plus ou moins fondé, plus ou moins libre), c’est au contraire apprécier de quel pluriel il est fait.

N°9 Jean-Paul Sartre

On n’écrit pas en l’air et pour soi seul; la littérature est un acte de communication; le lecteur est aussi indispensable que l’auteur à la réalisation d’un livre. C’est pour lui, et par lui finalement que le livre existe. Celui qui l’a écrit reste toujours comme Moïse au seuil de la Terre Promise; il n’y entre pas, il en connaît trop les artifices; il compte sur l’autre, sur le lecteur, pour recomposer l’ouvrage en le lisant; et c’est par ce lecteur qu’il veut être reconnu. (N° 15 des Lettres françaises, septembre 1944, p. 8)

Ensemble des conférences de ce cycle :

 

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