La prière : un devoir religieux ou un souffle vital ?
Pour Jésus, la spiritualité me semble plutôt être comme la respiration : personne ne nous a jamais appris à respirer. Jésus vit la prière comme cela : il va prier puis il revient. C’est naturel comme le va-et-vient de notre respiration auquel nous n’avons même pas à penser.
Une pratique qui s’adapte à notre état intérieur
Notre prière, comme notre souffle, s’adapte alors toute seule à notre état du moment : il y a un souffle quand nous dormons, un autre quand nous marchons, il s’accélère quand le chemin monte, il est différent selon que nous sommes dans les hauteurs ou dans la plaine. Telle est la prière de l’humain. Elle s’adapte à ce que nous sommes alors.
Il arrive cependant que notre seule inspiration spirituelle du moment soit mauvaise conseillère : quand notre foi est endormie ou éprouvée par un tourbillon, il arrive que nous ayons moins envie de prier alors qu’il serait au contraire essentiel de prier d’autant plus ardemment que nous n’en avons plus l’envie. Et inversement, quand notre foi se trouve par grâce d’être enthousiaste et vibrante, il est alors grand temps, comme Jésus, de cesser de prier pour aller vers le monde pour exprimer ce que nous sommes alors.
Comment apprendre à prier concrètement ?
Oui, mais si je ne sais pas prier, est-ce que je ne risquerais pas de « prier faux » ? C’est comme si un nouveau-né attendait de savoir respirer pour prendre son premier souffle, puis le second. C’est pourquoi, je pense, Jésus ne leur avait pas « appris à prier ». C’est en priant que nous apprenons à prier, ne nous lassons pas.
Mais si l’on avait envie d’arriver à prier et que ça ne « venait » pas ? Vouloir prier, c’est déjà prier. Penser une seconde à Dieu, c’est déjà prier. Prier n’importe comment, c’est encore prier, et même alors, notre prière exauce l’espérance de Dieu de nous voir chercher à être en relation avec lui.
par : pasteur Marc Pernot
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Peut être que c’est ce qu’on a dans le coeur ? En dehors de toute forme établie ?