Deux femmes, dont on se demande si elles sont seurs, l'une regardant l'autre - Photo de Faustina Okekesur https://unsplash.com/fr/photos/deux-femmes-qui-regardent-dans-des-directions-differentes-B8C8UF0nixY
Texte Biblique

Jésus lui demanda : « Quel est ton nom ? » (Luc 8:30)

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Jésus est bien plus un poseur de questions qu’un donneur de leçons. D’ailleurs, même quand il enseigne quelque chose, cela nous propulse dans de profonds questionnements.

Il nous pose ici une question toute simple : « Quel est ton nom ? »

La multiplicité de nos identités sociales

Mon nom, c’est la façon dont les personnes m’appellent, me considèrent. Une même personne peut être appelée : Jean, papa, chéri, mon fils, Jeannot, Monsieur le Président, et peut-être hélas par divers noms d’oiseaux. Il peut valoir la peine de faire le point sur ces relations. C’est un travail de lucidité et de prière qui nous permet de chercher, par l’intelligence et par le cœur, le point de vue de l’autre sur nous ; de voir ce que nous aimerions améliorer dans nos relations, ou de nous détacher de l’opinion que certains ont sur nous.

L’essence du moi : qui suis-je réellement ?

Dans la culture de l’époque, le nom est notre essence profonde. Qui suis-je ? Quel est ce moi qui est à la fois l’enfant de 5 ans que j’étais, et qui, de jour en jour, est encore moi aujourd’hui, des années plus tard ? Cette existence d’un moi est une merveille hallucinante. Rien que pour cela, comment puis-je être aussi déçu de moi-même, parfois ? Qui suis-je aujourd’hui ? Car c’est cela qui compte.

Un regard de bienveillance sur soi-même

Cette question de Jésus, il la pose certainement avec un intérêt réel et sensible, intense : cela nous encourage à nous observer nous-mêmes avec un regard bienveillant, dans une contemplation attentive et priante où nous sommes accompagnés par Dieu.

Prendre de la hauteur sur ses émotions

Cela nous permet de prendre de la hauteur. Je ne suis pas cette tempête de pensées, cette peur, ces regrets, cette joie, cette souffrance : je suis moi qui m’observe en train de me voir vivre cela. Il y a moi, et il y a ce qui m’arrive, les deux ne sont pas sans rapport mais c’est à moi que Jésus pose la question, c’est moi qu’il aime et qu’il espère élever au-dessus du reste.

La rencontre comme début de la guérison

Quand Jésus demande « quel est ton nom ? » ce n’est pas un examen, c’est une main tendue avec respect, c’est déjà un soin, le début de la solution. Il nous invite à nous observer nous-mêmes ainsi : non comme un juge, mais comme un ami cherchant à faire du bien à son ami. Quand on a soi-même comme ami, on est et on sera toujours en bonne compagnie. Dieu accompagne ainsi notre solitude.

par : pasteur Marc Pernot
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