un enfant portant un bonnet péruvien est en train de boire un verre d
Texte Biblique

Jésus dit : « J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ! » (Matthieu 25:35)

Une méditation sur ce verset

un enfant portant un bonnet péruvien est en train de boire un verre d'eau - Photo de Johnny McClung sur https://unsplash.com/fr/photos/uDM99xirqI4⤑ Les personnes félicitées ainsi sont très étonnées car elles ne se souviennent pas une seconde avoir donné un verre d’eau à boire à Jésus. Nous non plus : je ne vois pas trop comment nous aurions pu donner à boire à Jésus qui a vécu il y a 2000 ans. Et pourtant, cette mission est si fondamentale qu’il en est question dans deux passages différents de l’Évangile selon Matthieu. Comment nous approprier cette mission ? Les explications qu’en donne Jésus lui-même nous font réfléchir.

Prendre soin de la capacité à aimer de chacun

⤑ Jésus précise « toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. » (25:40). C’est vrai que Jésus a des frères (Jacques, Joseph, Simon et Jude), mais il ne peut être question ici de « frères » de Jésus en ce sens là. De qui Jésus parle-t-il alors ? Il a expliqué une fois ce qu’il entendait par un frère, une sœur ou sa mère : c’est « quiconque fait la volonté de Dieu » (Marc 3:35), aussi peu que ce soit. C’est une quelqu’un qui aime un peu Dieu, ou qui aime de temps en temps son prochain ou au moins qui l’a regardé avec bienveillance. Un peu comme Jésus le fait. Ce frère ou cette sœur de Jésus est plus ou moins en chaque personne humaine, même si c’est en tout tout petit, car personne ne pourrait vivre sans absolument ne jamais aimer du tout. Jésus nous propose de rechercher, de reconnaître et d’abreuver ce petit frère de Jésus qui existe, en nous-même. Et ensuite de le chercher dans la personne que nous rencontrons. Ce que nous propose Jésus c’est ainsi de relever le meilleur de chacun : de lui donner à boire pour marquer notre attention et l’aider à être en forme

⤑ Dans l’autre épisode où Jésus parle de cela, il conseille de « donner ne serait-ce qu’un verre d’eau froide à l’un de ces petits parce qu’il est mon disciple. » (Matthieu10:42) Cela ne peut pas vouloir dire que Jésus réserverait notre aide au club des amis de Jésus, ce n’est pas son style du tout. Mais là encore, cela veut dire, je pense, abreuver ce qui est prophète en chaque personne, abreuver ce qui a soif de paix et de justice, soif d’aimer et de faire avancer un petit peu les choses.

par : pasteur Marc Pernot

verset médité prêt à être imprimé

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3 Commentaires

  1. CL dit :

    Je vous remercie de votre beau texte qui me parle beaucoup.

    Je le lie à Esaïe qui dit :

    « Partage ton pain avec celui qui a faim,

    Et fais entrer dans ta maison les malheureux sans asile ;

    Si tu vois un homme nu, couvre-le,

    Et ne te détourne pas de ton semblable.

    N’est-ce pas que tu partages ton pain à celui qui a faim?

    et que tu fasses venir en ta maison les affligés qui sont errants ? »(Es. 58 :7)

    J’y mets aussi cette parole qui est force de vie et de résurrection spirituelle pour celles et ceux dans la souffrance, dans le sens de 2 Cor. 1 : 4 :

    « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque l’affliction ! » (2 Cor. 1 : 3,4)

    Bien cordialement et encore merci !

    1. Marc Pernot dit :

      Grand merci.
      J’ai cru discerner un appel particulier à nourrir et abreuver la partie spirituelle de notre prochain. C’est en effet particulièrement la vocation de la personne chrétienne en ce monde en ces temps ?
      Dieu vous bénit et vous accompagne

  2. Rosset Claire-Lise dit :

    Oui, cher Marc, dans mes contacts « au hasard des rencontres » ou plus établis, je réalise à quel point la spiritualité est un besoin fondamental, y compris dans notre société qui se veut laïque.

    Je crois que la Bible recèle des perles théologiques pour nous donner la force de vivre, y compris dans la souffrance. Dans tous les cas, c’est ce que je vis. Aucune distraction ne peut remplacer ce moment d’intimité que j’ai avec Dieu et sa Parole qu’est la Bible avant le lever du matin et le coucher du soir. Cette Parole est Esprit et Vie.
    Avant d’ouvrir ma Bible, je prie comme le jeune Samuel : Parle, Seigneur, car ta servante écoute.

    Je ne nie pas le bien-fondé de tout l’apport psychothérapeutique et médicamenteux quand la souffrance est trop vive, mais il serait une erreur de l’amputer d’au apport spirituel.

    Dieu vous bénisse, cher Marc
    Claire-Lise

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