
Pourquoi les églises se vident ? Comment synchroniser temporel & spirituel ?

Question posée :
Bonjour
Pourquoi les églises se vident?
Comment synchroniser temporel & spirituel ?
Un chercheur libéral spirituel
Réponse d’un pasteur :
Bonsoir
Excellente question.
Les églises se vident ?
D’une manière générale, oui, mais cela dépend. Quand j’étais pasteur à Paris dans les années 2010, en une dizaine d’années : le nombre d’enfants en catéchèse est passé de 30 à 150, et il y avait une quarantaine de personnes adultes par an rejoignant la foi, venant de l’athéisme. Des personnes la plupart du temps dans la force de l’âge (entre 30 et 40 ans), cultivées équilibrées, intelligentes, sentant en connaissance de cause que ces excellentes choses ne suffisent pas. Il faut voir la joie, la reconnaissance qu’ils ont en découvrant la dimension spirituelle de leur vie, et tandem avec une réflexion approfondie sur la profondeur de l’existence. Ils ressentent une véritable augmentation de leur qualité d’existence et de vie, personnellement et avec leur entourage.
Donc, je dirais que la foi chrétienne n’est pas, mais pas du tout obsolète, au contraire. Elle est à la pointe. A la pointe de l’humain contemporain. Spécialement quand ces deux dimensions se nourrissent et s’interpellent mutuellement : 1) la prière personnelle confiante en Dieu, et 2) la libre réflexion théologique, philosophique, biblique, scientifique. Votre exemple le confirme d’ailleurs en vous présentant comme un « chercheur libéral spirituel ».
L’intérêt des églises ?
Pour cela, les églises sont des moyens utiles, elles ne sont que des moyens, et elles restent utiles. Pour plusieurs raisons. L’individu, aussi génial soit-il ne peut pas inventer tout seul la roue et le wifi au cours de sa si brève existence. Nous avons donc besoin d’une transmission d’une génération sur l’autre, loin dans les générations passées, nous avons besoin de nous former pour vivre en accéléré les millénaires d’évolution, et cela dans tous les domaines. Le domaine de la foi et de la réflexion n’échappent pas à cette nécessité. Ensuite, nous pouvons effectivement nourrir et exercer ces dimensions intérieures tout seul dans notre coin avec les ressources mises en ligne et les bibliothèques, c’est vrai en partie. Mais l’humain n’est pas seulement un animal spirituel et pensant, il est aussi un animal social : être avec d’autre et communier est quelque chose d’essentiel pour nous. Nous ne voyons pour ce qui est de manger, de faire du sport, écouter de la musique. C’est également le cas pour pratiquer quelques exercices spirituels avec d’autres : le culte, les formations bibliques et théologiques, des temps de retraite… en complément avec notre recherche intime « dans le secret de notre chambre ».
Donc, les églises devraient être pleines !
Oui. Vraiment.
Il y a donc quelques choses essentielles qui ne jouent pas. En fait, je pense que c’est un ensemble de choses, comme un alignement de planètes font de grandes marées.
A qui la faute ?
- Il y a la faute des églises : elles se sont trop souvent placées au-dessus des personnes, alors que Jésus a montré que nous devrions nous placer en serviteurs des autres. Or, bien des personnes en ont assez de se faire prendre pour pas grand chose, d’avoir des chefs d’église qui prétendent détenir le savoir et même la vérité sur la vie des autres, leur disent pour qui et quoi voter, qui aimer ou ne pas aimer, leur impose des combats… Les églises, au contraire, sont bien plus souvent géniales qu’on le pense parfois : encourageantes, aidant chaque personne,enfant comme adulte, à exercer sa foi, sa propre théologie, à trouver sa propre vocation personnelle, à se poser des questions et à se forger sa propre opinion. Seulement cette dimension géniale de l’église modeste, au niveau des personnes, au jour le jour, est parfois cachée par des campagnes bruyantes et visibles, par des slogans.
- Il y a le découragement de certaines personnes dans l’église. Il y a des personnes qui n’osent plus parler de Dieu, de Jésus, d’évangile, de Bible, de prière, ni de foi… (pensant que cela ne « passe » plus) et se réfugient dans les valeurs consensuelles dans la société « bien pensante » et d’action de bienfaisance. Ce qui est très sympathique, mais cela ne permet pas aux personnes de se connecter avec Dieu.
- Il y a des scandales : quelques individus parmi les responsables de l’église qui se laissent aller à des comportements indignes de l’Evangile prêché. Et c’est effectivement dévastateur. Le faites ce que je dis, pas ce que je fais. L’église qui « pardonne » aux coupables en oubliant les victimes et les potentielles futures victimes. Aujourd’hui, cela ne passe plus. Et heureusement. En attendant, pour quelques comportements déviants, le mal est fait. Et c’est la foi qui est salie.
- Il y a enfin, il me semble, la vie facile et douce. Il y a bien des personnes qui trouvent que la vie va bien comme cela et que ce n’est pas la peine de se poser des questions, pas utile de voir plus loin que l’écorce de leur vie humaine. Cela leur appartient. Mais je ne pense pas qu’ils aient raison. De bonnes conditions de vie sont certes agréables, elles peuvent être infiniment valorisées, enrichies, embellies… quand elles sont traversées par la foi et une intériorité. C’est en tout cas le témoignage que m’ont apporté des centaines de personnes que j’ai eu le bonheur d’accompagner dans leur recherche de foi.
Quel est le problème du manque de foi dans la société ?
Mais encore une fois, tout cela ne sont que des détails, des facteurs conjoncturels, et je suis et reste tout à fait convaincu de l’actualité et de l’avenir de l’évangile du Christ pour participer à faire vivre et à faire grandir une bonne part des humains. C’est tellement génial pour la vie de l’individu, pour la vie de notre société, et pour l’avenir de l’humanité. Surtout dans notre civilisation dont les racines sont l’Evangile du Christ, en grande partie, et la littérature grecque. Si la population ne puisse plus dans ses propres racines, elle est en danger vital, comme le serait un arbre déraciné. Au moins, si une personne géniale inventait un nouveau terreau ? encore plus génial que la Bible hébraïque, Jésus et les 2000 ans de théologiens et de mystiques ? Mais il n’y a pas grand chose. Vraiment pas grand chose. Ou alors les autres civilisations, celles de l’Islam (pour ceux qui aiment ce style), ou du Bouddhisme (sa copie diffusant dans notre société par la méditation) ? Personnellement, je pense l’Evangile du Christ infiniment plus porteur de vie et de développement à la fois personnel et sociétal. Combien de temps peut vivre un arbre déraciné ? Au début les feuilles sont encore vertes, il est agréablement couché sur le côté, faisant une petite sieste, c’est vrai, mais ensuite ?
Le problème de l’effondrement de la pratique religieuse dans nos pays n’est pas les difficultés de l’église. Ce n’est qu’un moyen. S’il n’est plus utile on peut le ranger dans un musée. Le problème c’est qu’à défaut de trouver d’autres moyens, ce sont des vraies personnes, des familles, des sociétés qui ne travaillent plus leur foi, qui n’ont plus les moyens de profiter de ce patrimoine exceptionnel qu’est la Bible, ne nourrissent plus leur prière de façon suffisante ni de façon saine…
Comment reconnecter les contemporains au spirituel ?
Les croyants pourraient se bouger, d’abord, puisqu’ils y ont goûté. Pour cela, encore faut-il que la foi les nourrisse vraiment, qu’ils « pratiquent » et manifestent l’intérêt qu’ils y trouvent. Ce n’est pas faire la leçon aux autres, c’est juste donner envie à quelques personnes de leur entourage.
Il me semble qu’il faudrait que les églises, en tout cas les paroisses et les personnes individuelles, se (re)connectent avec leur mission essentielle, au service de la personne, si précieuse (toujours pour Jésus-Christ), et se sentent la vocation de l’aider à découvrir ou à se réconcilier avec Dieu grâce à l’Evangile.
Pour cela, Je réfléchis à haute voix. Et en ce qui concerne plus spécifiquement la sensibilité protestante « réformée » :
- Se concentrer sur l’essentiel : annoncer Jésus-Christ, réconcilier avec Dieu.
- Se mettre au service de la personne, à son rythme et à sa façon (et non la personne au service de l’église) : afin que chacun puisse développer et nourrir sa relation à Dieu et sa réflexion. Les deux, la prière et l’étude d’une façon intime et personnelle. Libérer et non encadrer. Donner les clefs et les outils permettant d’interpréter la Bible par soi-même, de nourrir sa foi et sa théologie, son éthique. L’encourageant à prier Dieu en toute confiance, l’encourageant à se poser des questions et à réfléchir par soi-même, sans craindre de tâtonner.
- Se concentrer sur ce que nous savons faire de mieux et sommes spécifiquement appelés à apporter au monde et aux personnes : ne pas se disperser dans tout ce qui est très sympathique mais que font déjà d’autres associations. Cela brouille le message, et cela détourne une bonne énergie et des ressources utiles pour l’essentiel.
- Épurer la forme, aussi : au lieu d’un brouillard de signifiants, chercher une beauté épurée des liturgies et des lieux de culte, des activités proposées, afin de renvoyer vers l’essentiel qui est à l’intérieur.
- Soigner la qualité : Cela demande du travail et de la prière, cela demande de la formation des personnes en responsabilité, de l’exigence dans le service offert, dans la théologie. Cela demande de l’ambition pour grandir les personnes et les enfants, pas seulement plaire et distraire. Cela demande aussi un soin des détails, même si ce sont et doivent rester des détails : la communication, les médias, la musique et les fleurs, l’accueil au vin de la Cène, de la sono au chauffage, au rangement, à l’éclairage, à la ponctualité, à la tenue… !
- Renoncer à la toute puissance ! de Dieu, de l’Église, des pasteurs et des prêtres, renoncer à tout moralisme, tout dogmatisme.
- Enfin : bien faire, certes c’est primordial, et alors faire savoir : Dans les vitrines, les flyers, les sites internet, la presse, les médias, ouvrir les temples et les églises. Que le monde n’entende pas parler seulement de Dieu quand il y a un fou furieux ou un scandale, mais entende parler de Jésus-Christ, de foi, de théologie et de prière.
Avec plaisir d’entendre ce que vous auriez à dire vous-même ?
Dieu vous bénit et vous accompagne.
par : pasteur Marc Pernot
En écho à ce texte :
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Quels outils possède-t-on pour calmer le rythme, pour prendre le temps de vivre ?
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Notre monde en déséquilibre, écologique, social, spirituel : vers quoi allons-nous ?
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J’ai quelques problèmes avec le temps qui passe, le temps en général

Parce qu’elles se conforment trop au temps et modes du présent et ne sont plus assez des lieux de ressourcement et d’édification pour les chercheurs de Dieu !
Merci pour votre exposé enrichissant. Je pense que l’enseignement de Jésus doit être expliqué avec les mots de nos jours pour qu’ils soient compréhensibles pour le monde d’aujourd’hui ; tout en gardant l’essentiel.
Les choses ici dites sont certainement à prendre en considération mais .. Mais je pense que le plus grand problème est que nous avons perdu la fin de l’histoire .. et que sans la fin, le livre est incompréhensible.
Je renvoie à deux grands penseurs chrétiens : Yvan Illich et René Girard qui se déclaraient « apocalyptiques » et voyaient dans les textes apocalyptiques l’espérance à retrouver.
« La corruption du meilleur engendre le pire » Yvan Illich et « Achever Clausewitz » René Girard.
Pouvons nous nous demander pourquoi deux esprits si brillants peuvent se dire « apocalyptiques » ? Comment , reprenant leurs propos, Giorgio Agamben, grand philosophe chrétien, peut affirmer la même chose ? Comment Illich pouvait-il dire « il faut espérer que l’apocalypse puisse arriver le plus vite possible » sans être taxé de fondamentaliste moyenâgeux ??
Reprenant la formule célèbre « Les chrétiens attendaient le Royaume de Dieu et ils ont eu l’Eglise », Giorgio Agamben met en garde nos églises qui se pensent éternelles, à retrouver le récit apocalyptique . Autrement elles risquent de s’écrouler avec les autres institutions (dont la « dégringolade » a déjà bien commencée). https://youtu.be/zMQdUZkrtiE?si=7PUpwRyToXzd_DfN
Il y a de grands penseurs chrétiens qui sont apocalyptiques, et la plupart, à mon avis, ne le sont pas du tout. C’est chacun son style.
Par ailleurs, nous voyons dans certaines églises développant des discours apocalyptiques certains horreurs et manipulation par la peur. Et là; ce n’est plus un style, une façon d’exprimer son espérance, c’est un danger, c’est parfois une emprise, une souffrance.
Vous avez raison, gouverner par la peur est très contraire au message d’espérance chrétien. La foi est assez contraire à la peur irraisonnable.
Toutefois je pense que l’apocalypse est, en fin de compte, une bonne nouvelle : celle d’un Dieu qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité. Un Dieu qui s’inscrit tout simplement dans le « sens » de l’histoire, qui, comme dans la révélation vétérotestamentaire, n’est pas en dehors de l’histoire de son peuple.
se recentrer sur la personne de Jésus. C, me semble-t-il l’essentiel. Et pour cela ne faut-il pas d’abord réhumaniser Jésus, le sentir comme l’un de nous et donc se débarrasser de tout le « folkore » dont les évangiles eux-mêmes l’ont enveloppé.
Derniérement une idée m’a traversé l’esprit : on se dit « chrétiens », pour dire disciples de Jésus (il est vrai que dire « jésuites » paraîtrait ambigu !) mais chrétiens descend du mot Christ, donc de Messie. Christos traduisant ‘messie hébreu’. Or le Messianisme m’est toujours apparu comme une idéologie dangereuse. Voir le Site de Michel Benoit Théologien, ancien bénédictin. qui développe très bien cela.
Grand merci. Il me semble effectivement que l’essentiel pour nous, et pour l’église, de ce centrer, ou recentrer sur la personne et le message de Jésus, et donc sur nos quatre évangiles.
Mais je ne suis pas certain qu’il faudrait nous priver de la notion de « Christ » à cause de ce qu’en font telle ou telle mouvance. De même, nous n’avons pas à abandonner la notion de Dieu parce qu’il existe des mouvements sectaires, fondamentalistes, radicaux, intégristes, haineux voire violents…
Ce serait bien dommage. Pour nous-même et pour la foi en Dieu. La meilleure façon me semble être de réagir de façon positive avec notre façon de concevoir ce qu’est le Christ, le Messie avec Jésus et l’espérance qu’il donne au monde, sa façon de respecter, d’avoir foi, d’espérer et d’agir. Et de même pour ce qui est de Dieu et de la foi en Dieu, à nous d’avoir notre théologie, qu’elle nous aide à prier, à avancer, à nous ouvrir d’une belle façon. Ce sera, me semble-t-il une façon de « surmonter le mal par le bien » comme le propose Paul (Romains 12).
Aucun commentaire n’est juste on a sa foi en Dieu en soi.
Depuis que je suis enfant, j’ai 83 ans, je me demande pourquoi les gens qui sortent de la messe ne sont pas souriants.
Soyez gais Christ est avec nous tous et pas en petits groupes
Il me semble que cette excellente analyse laisse pourtant de côté la cause fondamentale que représente la difficulté de concilier le discours religieux surnaturel, souvent avec relents de pensée magique – avec le développement des connaissances scientifiques.
Si le besoin de spiritualité peut être un puissant aiguillon pour trouver la Foi, il se heurte évidemment à la pauvreté du décapage de la religion des scories prescientifiques des philosophies antiques.
Merci pour cette intéressant apport.
Normalement, cela ne devrait pas être un problème tant la science et la théologie font aujourd’hui bon ménage. Voir par exemple ces passionnantes (n général) rencontres à l’université de Genève entre astrophysique et spiritualité : https://www.unige.ch/theologie/a_ciel_ouvert/
Il est vrai que certains prédicateurs vont hélas encore apporter une compréhension matérielle du récit de Jésus qui marche sur l’eau, par exemple, en contradiction avec la loi d’Archimède, ou une lecture matérielle de l’arche de Noé… Chez les théologiens catholiques et protestants cela est plus que très rare d’entendre cela. Mais il existe des églises où cela reste la norme…
Dans mon exposé ci dessus, je ferais entrer cela dans la piste n°5 « soigner la qualité de la théologie »
Dieu vous bénit et vous accompagne
Le besoin religieux de la société n’a pas changé et même est devenu important.
Autrefois, le culte de l’église rassemblait les habitants, certains finissaient au bistrot, voire avec le pasteur.
Aujourd’hui, les réseaux sociaux, les vidéos remplissent cette tâche sociale, ils rassemblent les citoyens aussi bien pour une formation biblique, avec questions et discussions théologiques, qu’une mise sur le réseau d’objets à partager.. ou d’infos sur des activités communales caritatives, telles aides et santé..
Seules les compétitions sportives, un festival genre Paléo, ou encore un centre commercial rassemblent la foule.. même au prix très élevé de la billetterie ou par des achats inutiles dans les supermarchés. Curieusement, si la gratuité d’une prestation religieuse évoque une manipulation, l’impôt religieux obligatoire passe mal.
Les églises chrétiennes invitent trop peu à faire la fête populaire, y compris à une liturgie de la prière et de louange comme la liturgie chantée pendant plus de 3h dans les églises orthodoxes orientales ou dans les monastères , y compris comme de longues processions chantées de saints catholiques miraculeux locaux, y compris comme des grandes réunions évangéliques de guérisons à l’américaine … Les pélérinages en bus, le chemin de Compostèle ..restent à la mode.
Chaque semaine, se déplacer en voiture, pour une demi-heure de formation biblique, pour entendre une morale “gentille”, pour une prière qui se résume à trois chants, trois minutes de silence.. et même avec un apéro à la fin,…cette prestation n’est plus adapté à une société multiculturelle, plurilinguistique, en voie de laïcisation..
Merci pour ce dialogue
Merci. C’est très très intéressant.
Merci pour votre réponse à la question :
Comment synchroniser spirituel et temporel. Excellent exposé bien documenté 🤩
…parce que l’église humaine n’est pas fiable
Les raisons en sont multiples : les sermons sont souvent trop long et personnellement je n’y apprends rien : l’enseignement des textes devrait être actualisé . Sachant que notre capacité d’écoute est courte dévélopper une seule idée mais avec des arguments probants . Les jeunes s’ « emmerdent » aux offices pour être polie ! Le cathéchisme est à revoir pour arrêter de continuer à faire croire à des histoires qui n’ont pas existées , je parle de la Bible. La désaffection des Eglises me semble t-il est aussi que nous sommes dans une société où les valeurs sont en perte de vitesse et l’Eglise n’arrive plus à convaincre et les raisons en sont diverses er variées ….. mais trop long à exliquer au risque de ne pas être lue ; Nous devons là aussi être de plus en plus être court alors je m’arrête là
Parce que les progressistes et autres modernistes se sont acharnés consciencieusement à les vider depuis 60 ans. Je peux en témoigner.
Je crois Dieu et je crois en ….quand je dis Dieu…je suis de son monde et je crois en Dieu donc il me faut croître créer comme lui et prendre les hommes comme des autres Christ Là .Là théologie devient une doctrine qui aide à réfléchir et agir comme homme responsable. Si religion que doctrine oui les bancs.ne sont pas assez vides
Je pense que les églises ont été bâties pour rassembler des ouailles, fidèles qui souvent étaient analphabètes. Ont-elles manqué leurs cibles ? Est-ce que la personnalité, ou la formation ecclésiastique des prêtres ou pasteurs n’a pas su suivre l’évolution de la demande ? Telle pourrait bien être la question. Car aujourd’hui, nombreux sont ceux qui, souvent inconsciemment, rejettent toute notion de guidage. D’autre part, il y a d’autres personnes en recherche, essayant de trouver une « influence » susceptible de les orienter. Et puis beaucoup, une grosse majorité de personnes, disant avoir été jadis dans une église, mais plus rien depuis longtemps.
Il est de fait que les bâtiments se vident, mais sont ils vraiment responsables d’un phénomène qui a commencé sans eux ?
Pour prendre un autre exemple, considérons les théâtres : il est de fait que les pièces sont remarquables, mais à quelle époque ont elles été composées, et quel est le public actuellement dans les salles ?
Il me semble que remplir Notre Dame de Paris avec le public du Stade de France, c’est aller au devant de graves ennuis…
Heureusement qu’un pasteur peut avoir un avis sur tout, comme tout un chacun et que sa théologie peut se déployer dans tous les champs de l’activité humaine. Sinon il y aurait des zones de non-droit pour la pensée, des endroits dans lesquels notre pensée n’aurait pas droit de regard ? Peut-être y aurait-il alors des pensées pour les femmes et d’autres pour les hommes, des pensées pour les noirs et d’autres pour les blancs, des pensées pour les théologiens et d’autres pour les profanes, des pensées pour les croyants et d’autres pour les non-croyants ? Alors que ces clivages sont la cause de grandes dissensions.
Par ailleurs, il ne s’agit pas d’avis ex cathedra mais d’aviser, de porter un regard théologique sur le monde pris dans son acception la plus large, c’est-à-dire aussi dans ces détails. Ou sinon, je n’ai rien compris au site…
Il me semble que c’est lorsque la théologie ne fait que de la théologie hors-sol qu’elle devient insipide, décourageante et vous fait refermer la porte et probablement qu’elle aide à vider les églises.
Et qu’y a-t-il de plus intéressant que de sortir de soi pour penser ce qui ne nous est encore jamais venu à l’idée ? « Avoir un avis sur ce qui ne nous regarde pas » est un non-sens puisque tout nous regarde. Comme le dit justement Térence : « je suis homme et rien de ce qui est humain n’est étranger à ma pensée».
Chère Lili
Ahhhhh quelle source fraiche pour me réconforter !-)
Il est vrai que j’entends mes réponses-à-tout comme une disponibilité bienveillance à la quête du visiteur qui pose une question. C’est offert comme un cadeau, sans inscription, sans tarif, sans arrière pensée (je ne sais en général même pas où la personne habite).
Et cette réponse-à-tout est à entendre comme une question en retour, elle n’oblige personne en rien la personne dans son opinion ou dans sa décision.
Bien fraternellement
Marc
Et surtout, continuez à avoir un avis sur tout ! C’est passionnant, ce n’est pas un défaut mais une performance. On entend trop souvent : t’en penses quoi ? euh …
Mais peut-être que la personne voulait évoquer les hommes d’église qui pensent à la place des autres, qui imposent leur point de vue, qui savent mieux que tout le monde, ce qui n’est évidemment pas votre cas.
Parce qu’il s’adapte à l’influence social !
Dieu ne change pas 💪🏻
Surtout Dieu ne change pas pour flatter l’égo
Parce qu’on a des pasteurs qui ont un avis sur tout, et qui font trop de discours et pas assez de pratique. Ça n’intéresse personne, à juste titre.
Merci, Guilhem, je prends ça pour moi, aussi.
Mais à quelle pratique penses-tu ?
Les églises se vident puisque la théologie est indigeste et que le comportement des clercs est devenu en contradiction flagrante avec les aspirations des sociétés modernes. Blanchir l’argent de cosa nostra et protéger les clercs pédophiles entre autres dérives ont fait le reste…
Il y a tout de mm beaucoup d' »éléments » qui répondent à cette question… Mais, il faut hélas tenir compte d’un « déni » systémique pour expliquer (partiellement) que l’on se pose aujourd’hui cette interrogation…
Merci Monsieur le Pasteur pour votre analyse dans laquelle je me retrouve, modestement.
Excellent cher Marc!
Je vais m’en inspirer pour les réflexions matinales durant notre semaine de marche paroissiale.
Amitiés à toi et à ton épouse,
C’est triste, mais nous avons la chance que notre paroisse ne se vide pas elle est toujours pleine‼️
Sortir des liturgies infantilisantes, les chretiens veulent ensemble reflechir sur le message des évangiles et par ailleurs le dimanche glorifier Dieu , avec des chants, des prieres de grande qualité .l
Eucharistie doit se faire sous les deux especes lors d un repas organisé à la memoire du Christ par petits groupes et pas necessairement les dimanches mais le jeudi par exemple et pas nécessairement avec un prêtre patrtir du postulat de la confiance si des chretiens veulent celebrer ils n ont pas a etre surveillés rien de mal ne peut être fait pour qui desir rendre grâce a Dieu .admettre que Dieu le père choisi ses fidèles et ne se trompe pas Il leur fait confiance .La foi n est pas donnée qu aux prêtres et autres clercs.
Voilà comment je verrai une nouvelle Eglise
tout a fait d accord avec vous magdalena. Trop d infantilisme et pas assez de communaute chretienne au sein de l eglise. Nous y reflechissons beaucoup dans notre paroisse. Il y a Beaucoup de nouveaux de recommencants comme moi et j espere que nous allons insuffler un peu de d authenticite dans notre foi.
Je pense qu’en Occident la « foi » identitaire et en perte de vitesse et c’est tant mieux. Mais dans ce vide, les églises ont du mal à présenter une spiritualité attrayante et libérante. Méfiance envers des institutions qui ont beaucoup dévié par rapport au message évangélique ?
Je pense qu’avant de demander à l’église une spiritualité attrayante, je pense qu’il faudrait d’abord remettre en question notre foi par la prière individuelle….. L’humilité peut que nous faire du bien pour aller tous ensemble de l’avant, malgré tous les problèmes qui peuvent surgir !
Une des raisons est sans doute une déperdition sensible et préoccupante de la foi catholique au fil des générations…
Pour la percevoir, Il suffit seulement de considérer notre foi et notre pratique religieuse actuelle ainsi que celle de nos enfants et petits-enfants par rapport à celle de nos parents et grands-parents…
Une parole d’Évangile me préoccupe:
« Lorsque le fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? » (Luc 18,8)
Avant de chercher des raisons ailleurs, suis-je conscient et surtout partie prenante de MA responsabilité et MA mission dans le témoignage et la transmission à mes descendants et à mes contemporains, de cette FOI en JÉSUS-CHRIST reçue mes parents?
Clairement la faute du chauffage.
Les églises sont à l’image de ce que les hommes sont , et en ont faites !!!! Donc il faudrait d’abord s’interroger sur l’attitude de nos propres comportements… 😢
Vos commentaires : j’apprecies ..j aime cette invitation a poser des questions reflechir par soi meme puis partager avec d autres, j apprecie ces temps ou apres temoignages conferences il y a debat possible, suggestions constructives. L idee d eglses de maison ou plusieurs se retrouvent pour approfondir un theme …l initiation a la connaissance de soi aux moyens du bien vivre ensemble ca s apprend de meme que la paix ca s apprend cf.ex.Thomas d Ansenbourg ,Frederic Lenoir