Pourquoi avons nous si peu de goût pour la prière, alors que nous sommes enfant de Dieu ?

Par : pasteur Marc Pernot

femme regardant un coucher de soleil sur l'océan - Photo by Luke Moss on Unsplash

Question d’un visiteur :

Bonjour
La question que je me pose: pourquoi, alors que nous sommes « enfants de Dieu », avons nous souvent si peu de goût pour la prière?
Merci pour vos réponses, toujours éclairantes, et sans boniment pieux…

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Grand merci pour vos encouragements, tout à fait stimulants. Et pour cet intéressant et beau questionnement.

  • Nous sommes certes « enfant de Dieu », et par ce côté là nous sommes attiré par Dieu, heureux et joyeux d’avoir une relation à lui.
  • Nous sommes aussi « enfant de la terre » comme le dit souvent Jésus en se présentant lui-même comme « fils de l’homme », c’est à dire fils d’adam, fils du terreux.

C’est ainsi que l’humain existe avec cette double filiation, et du ciel et de la terre, et de Dieu et de la poussière, et de la Parole, du Souffle de Dieu et de la volonté de l’humain, du sang et de nos instincts d’animal, de membre de groupes humains, et de ce monde.

C’est une difficulté, c’est aussi une richesse; car si nous étions à 100% en prière 100% de notre temps nous ne serions pas tellement nous-même, existant et agissant en ce monde, mais nous serions hors de ce monde, ce qui n’est pas aujourd’hui notre vocation. Nous avons à nous partager entre cette relation avec Dieu, notre relation avec les autres habitants de ce monde, et avec nous-même.

Il arrive que nous ayons moins d’appétit pour la prière. Cela arrive à tous, à chacune et à chacun, rassurez vous. Bravo de le noter, c’est le signe d’une bonne attitude lucide et sincère, avec de bons objectifs d’avoir une vie spirituelle. Quand il nous arrive de noter que nous avons moins de goût pour la prière, c’est alors le signe que c’est le bon moment, précisément, pour prendre du temps pour prier. De prendre le temps nécessaire, de se donner peut-être un programme personnel pour exercer sa piété, comme le dit l’apôtre Paul qui compare cela à l’exercice d’un sportif dans un gymnase « Exerce-toi à la piété » (1 Timothée 4:8). Cela peut consister à se donner quelques jours dans un lieu de prière comme un monastère (bénéficiant de l’ambiance de prière, sans pour autant demander à être dirigé dans sa prière).

Dieu vous bénit et vous accompagne

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

Print Friendly, PDF & Email

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *