Pour moi bénir un objet (même un crucifix) n’a aucun, mais vraiment aucun sens.

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4 réponses

  1. Nathan andirann dit :

    Ce type de rituel est plus à rechercher dans les pratiques des « religions à mystères » que dans la Bible. Et je pense que la liste est longue… Quant aux sacrements ? Franchement, je vois pas. Dans la Bible ? Je ne pense pas que le baptême puisse être considéré comme tel.. Quant à la Cène, je renvoie à la thèse d’Albert Schweitzer; . Bon, franchement, j’évite aussi. Je ne vois pas en quoi un rituel exécuté pourrait avoir une valeur en soi. Arrêtons de matérialiser l’invisible. Une vrai spiritualité se manifeste par la transformation de notre être profond et non par des rituels .

    • Marc Pernot dit :

      Oui, sauf que… il existe une variété de sensibilités différentes. Et dans le domaine de la religion, Jésus nous a appris, je pense, à être pragmatique : la bonne religion pour une personne ou une communauté est celle qui participe à son développement humain et donc spirituel, éthique, intellectuel. C’est la conséquence de cette fameuse phrase où Jésus dit « le Sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le Sabbat » (Marc 2:27). Si telle personne est élevée par un « sacrement », pourquoi l’en priver ? Si telle autre personne ne voir pas trop l’intérêt, pourquoi la culpabiliser de ne pas en ressentir de bénéfice, pourquoi le lui imposer ?

  2. Ndoumbe junior dit :

    Bonjour cher pasteur. Je m’interroge sur l’utilisation de l’huile bénite, eau bénite et sel béni. D’où viens l’origine de la bénédiction de ces 3 objets? La bible parle de un peu d’eau bénite et d’huile aussi, mais au fond la bible demande de t’elle de bénir des quantités d’eau, d’huile et de sel pour se protéger du mal? Ont-ils réellement de l’effet? Quelles sont les références bibliques? Serait-ce pécher d’y croire?

    • Marc Pernot dit :

      Bonjour
      Ces symboles de l’eau, de l’huile, du sel, de la lumière… sont assez bibliques pour évoquer les bénédictions de Dieu et la vocation humaine.
      Certes.
      Ensuite, faut-il les bénir pour autant ? C’est une autre question. Dans le protestantisme on a choisi de ne « bénir » que des personnes vivantes en ce monde. Afin d’éviter des risques de superstition. Mais si certaines églises pensent que pour le type de fidèles qu’ils veulent servir telle ou telle pratique de bénédiction de matière est un geste qui aide ces personnes à être dans une bonne relation à Dieu… pourquoi pas. La question est une évaluation du bénéfice / risque sur le plan spirituel et sur le plan de la libération de la personne.
      Mais précisément, ce n’est pas une pratique magique, il n’y a pas d rite, d’objet, de formule magique, de prière spéciale pour se « protéger du mal ». Nous ne sommes pas dans la sorcellerie, la magie, ou la superstition. C’est Dieu qui nosu rend plus fort du mal de l’intérieur de nous même, résistant à la tentation, et plaçant notre confiance en Dieu qui dépasse tout. C’est donc une protection venant de l’intérieur, pas venant de l’extérieur.
      Et c’est uniquement sur ce plan là que ces huiles, eau, sel, ou je ne sais quoi encore, béni ou non, pourraient avoir une utilité : comme une prédication en geste, nous amenant à nous ouvrir à la bénédiction de Dieu, bénédiction spirituelle à recevoir en nous par la prière, par la confiance en Dieu. Mais si ces pratiques devenaient superstitieuses, l’effet serait inverse, c’est à dire que notre confiance serait placée dans le rite et la matière au lieu d’être placée en Dieu seul…

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