Le divorce n est pas de Dieu, mais sinon je vais finir par faire une forte dépression car mon mariage est fort triste. Tout ceci le semble dans issue… que faire ?

Par : pasteur Marc Pernot

Une femme au visage triste et dans l'ennui - Photo by Shane on https://unsplash.com/photos/zeRW9gsdkBk

Question d’un visiteur :

Pasteur,
Je suis mariée depuis 8 ans. J ai 56 ans, avec un homme avec lequel j avais fait mes études dans le temps et puis perdu de vue. Entre deux, ma vie a été faite de galères sentimentales ou autres aventures pas tellement reluisante.
Il est tombé à un moment où j étais très mal, et si cru que c était Dieu qui l avait mis sur mon chemin, plusieurs circonstances le laissant penser. Au départ je ‘ en voulais pas et c était un e relation je te jette et je te reprends dans trop savoir de que côté était mon cœur. Finalement pour trancher et avoir la paix, nous nous sommes mariés. Je pense que de mon côté c’était plutôt une épaule sur laquelle m appuyer. Après un certain temps, je m aperçois qu il n y a vraiment rien de commun entre nous et quand on de voit c est métro boulot dodo. Il ne sait parler de rien d autre que de son passé, que je connais par cœur, ses collègues, son boulot, de ses musiques et .. que je n aime pas. Il tient à moi mais je ne me sens pas trop bien dans cette relation. Je suis chrétienne, je ne voudrais pas le décevoir car il ne le mérite pas. Je lui ai déjà parlé mais il est impossible de changer une nature matérialiste en nature spirituelle ou. Sociable. Je ne sais que faire car le divorce n est pas de Dieu, mais je sais que je vais finir par faire une forte dépression. Tout ceci le semble dans issue.. que faire ?

Réponse d’un pasteur :

Bonsoir

Je compatis, ce n’est pas facile à vivre.

Bien sûr, je ne sais pas, je ne peux pas vous conseiller sur le choix à faire, parce que je ne vous connais pas assez et même si je vous connaissais hyper bien, je ne suis pas vous. Je peux simplement, peut-être vous donner quelques pistes de réflexion. Ensuite, faites au mieux.

Dieu comprend et Dieu accompagne. Faites lui confiance.

En même temps,

  • une épaule sur laquelle s’appuyer, c’est une belle et grande bénédiction, déjà. Sans violence, dans le respect et le soutien, la fidélité, la paix. Surtout que manifestement vous avez aussi du respect pour lui.
  • si vous cherchez dans votre vie quelqu’un qui dise des choses qui vous intéresse et qui change de sujet quand cela ne vous dit rien ou que la musique ne vous plaît pas : il vaut mieux que vous preniez une télévision qu’un conjoint.
    Normalement, ce n’est pas tant que notre conjoint raconte des choses qui nous intéressent, c’est à nous de nous intéresser à ce que vit notre conjoint, à nous de chercher à comprendre en quoi cela le concerne, chercher comment réagir nous-même afin que notre conjoint puisse avancer et s’épanouir. Il y a du bonheur dans le fait d’aimer ainsi une personne. C’est évidemment génial si c’est mutuel, mais même si c’est simplement unilatéral c’est déjà grand, et satisfaisant. Car c’est profondément vrai qu’il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Et que c’est en semant du bonheur dans le champ du voisin que l’on récolte du bonheur dans le sien.
  • Bien des couples, après 8 ou 10 ans connaissent une certaine lassitude, c’est normal. J’ai rencontré bien des personnes qui ont alors choisi de quitter ce mari, cette femme sans relief, cette vie morne, pour se libérer, respirer, espérer un nouveau départ, connaître à nouveau la passion. Cela peut marcher, parfois, mais souvent non. Car le problème n’était pas un mauvais conjoint mais ce que la personne attendait du couple, et cela, la personne l’a emporté avec elle. Je me demande si ce que l’on emporte ainsi c’est une attente faussée par ce que l’on imagine que devrait être le couple et le sentiment amoureux.
  • Oui, c’est vrai qu’il est impossible de changer une personne, et il n’est pas une bonne attente de vouloir changer son conjoint, son ami. Notre prochain est à aimer tel qu’il est. Déjà, c’est génial si on arrive, soi-même, à avancer un petit peu.C’est pourquoi je réfléchi ici comme à haute voix, en parlant tout autant en pensant à moi-même sur ce que j’aurais l’intention d’être, et vers lequel je ne pourrai progresser un petit peu qu’avec l’aide de Dieu.

Par ailleurs, franchement, si vous pensez que c’est : soit vous séparer de votre mari, soit une dépression, alors bien sûr qu’il faut choisir de divorcer. Comment faire autrement ? C’est pourquoi je ne dirais pas que « le divorce n’est pas de Dieu », car Dieu est toujours du côté de la vie. Si conserver coûte que coûte un mariage détruit un des deux conjoints, cela détruit en réalité alors les deux, alors Dieu n’est pas de ce côté-là mais il sera du côté de la séparation. Dieu comprend, Dieu pardonne, Dieu accompagne, il relève.

Seulement, que tout soit fait le plus humainement, le plus respectueusement possible.Bien sûr.

En tout cas, bonne route à vous, quel que soit le chemin que vous emprunterez, avec et par la bénédiction de Dieu.

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par : pasteur Marc Pernot

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