Je trouve à la fois facile et aussi difficile d’être chrétien, c’est comme le voyage d’un pèlerin ?

Par : pasteur Marc Pernot

un homme à terre dan sun dessert de sable - Photo by Vlad Tchompalov on Unsplash

Question d’un visiteur :

Monsieur le Pasteur,
J’ai juste besoin d’un peu épancher mon cœur.
Je m’explique : je trouve à la fois facile et aussi difficile d’être chrétien.Je me dit aussi heureusement car si l on était tous parfaits cela n’aurait pas grand intérêt si je peux m’exprimer ainsi
Facile car tout est grâce et c’est le Christ qui frappe à la porte de notre cœur.
Difficile car les exigences. du royaume de Dieu paraissent souvent impossibles à vivre
En tout cas pour moi.
Mais aussi je peux y puiser une consolation à savoir comme j’ai nommé mon post nous sommes tous en pèlerinage
Un passage du livre des rois chapitre 19 verset 4 à 8 me permet de relativiser
En effet le prophète Elie voulait mourir et un ange lui proposa de l’eau et du pain et ainsi Elie marcha 40 jours et 40 nuits jusqu’à l’Horeb, la montagne de Dieu
Et bien je me dit que cela donne plus que du courage, plutôt un élan irrésistible de vivre le royaume de Dieu sachant que nous aurons toujours des épreuves mais comme à dit Jésus : courage j’ai vaincu le monde.

Réponse d’un pasteur :

Cher Monsieur

Je suis vraiment heureux de pouvoir partager votre réflexion, qui est en même temps un témoignage vécu fort encourageant pour une personne qui serait dans un de ces creux de l’existence qui font si mal.

Il me semble génial que l’Evangile nous donne un idéal inatteignable. C’est à la fois inspirant et déculpabilisant. Qui pourrait nous en vouloir de ne pas atteindre l’inatteignable ? ni Dieu, ni personne d’humain, ni nous-même. En même temps c’est un idéal de bienveillance et de créativité, de bonté puissante et simple. De sorte qu’en s’inspirant de cet idéal, chaque petit pas que nous ferons ira dans le bon sens.

Et tout cela sur fond de grâce inconditionnelle. Encore et toujours, indépendamment de notre performance, Dieu nous bénit, nourrit notre être de sa présence, de sa bénédiction, de son souffle. Comme dans cette histoire d’Elie que vous citez.

Donc oui, je trouve excellent votre thème du « voyage ». C’est d’ailleurs très biblique avec Abraham, avec Jésus « le chemin »…

« Pèlerin », pourquoi pas ? Cela évoque la marche et l’idée d’aller avec Dieu, et d’aller vers un meilleur soi-même. Mais tout dépend comment on le comprend, celui de relativiser notre vie sur terre comme si elle était seulement une préparation. Elle n’est pas seulement un exercice en vue de quoi que ce soit… Elle est la vie, déjà. Elle est la vie belle en elle-même et belle pour elle-même. À chaque étape, chaque journée. Même dans le creux du creux, ce souffle est là.

Oui, il y a de durs, très durs moments dans la vie. Et ce passage d’Elie dans le désert de l’Horeb est très touchant. Il est dans le fond du creux de sa vie. Il va accoucher (c’est ce que suggère cette durée de 40) d’un nouveau lui-même, avec une autre théologie, une autre façon d’être avec les autres, avec une force renouvelée.

Avec courage, confiance en Dieu, dans son accompagnement.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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