Je ne ressens pas d’incompatibilité entre mes amours plurielles et mon cheminement spirituel.

Par : pasteur Marc Pernot

Couple de cygnes tête à tête - Image par JulieMimages de Pixabay

Les cygnes sont monogames et fidèles, ils sont en plus connus pour se disposer en couple formant un cœur avec leur cous, ce qui est quand même bien mignon.

Question d’une visiteuse :

Cher Monsieur,

Merci d’offrir cette plateforme, source d’inspiration et de réflexion.

Touchée par la grâce il y a quelques années, je me suis engagée sur un chemin spirituel. Je développe ma relation à Dieu au quotidien, notamment par la prière, des lectures, une participation régulière aux cultes et par des engagements bénévoles.

D’un point de vue personnel, j’entretiens plusieurs relations amoureuses et charnelles en parallèles. Ceci dans un esprit d’ouverture et de communication, sans cacher aux personnes concernées la pluralité de mes relations.

J’ai l’impression que les traditions chrétiennes édifient la fidélité et l’exclusivité de couple comme une condition nécessaire à une vie de foi. Pourtant, je ne ressens pas d’incompatibilité entre mes amours plurielles et mon cheminement spirituel. Tous deux sont, à différents niveaux, source de joie, de sérénité, de confiance, de lien à l’autre et à plus grand.

Qu’en pensez-vous?

Merci pour votre éclairage,

Réponse d’un pasteur :

Chère Madame

Bravo pour votre foi vivante, et pour tout ce que vous faites pour la nourrir, l’exercer. C’est certainement prometteur de bons fruits.

Je ne pense pas que l’on puisse dire que « la fidélité et l’exclusivité de couple soit une condition nécessaire à une vie de foi ». Le Christ n’était pas du tout moralisateur, et il dit même que bien des personnes considérées par les religieux comme des personnes de mauvaises vies précèderont ces bien pensants moralisateurs dans le Royaume de Dieu (Matthieu 21:31). La question n’est absolument pas que Dieu rejetterait une personne vivant des amours plurielles, en effet : la grâce de Dieu, par définition même, est sans condition.

La question ne se pose donc pas de cette façon, je pense. L’apôtre Paul, qui est pourtant bien bien plus moralisateur que Jésus, nous propose une démarche qui me semble très intéressante pour chercher par nous-même ce qui est bon de faire. Il la propose au détours de questions de morale que lui posent les Corinthiens, il ne se place pas en terme de permis et d’interdit, il propose : « Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout ne construit pas. » (1 Corinthiens 6:12 et 10:23).

Qu’est-ce qui est le plus « constructif » ?

Il me semble personnellement que pour construire sa vie, c’est quand même mieux de ne pas se disperser entre plusieurs partenaires. Pour plusieurs raisons :

  • Parce que la relation interhumaine est extrêmement riche et complexe. En se concentrant dans le long terme pour construire un couple, il est possible d’approfondir le sujet, si je puis dire, non pas en extension par la multiplicité des expériences, mais dans le sens de la profondeur. Et pour cela, nous n’avons que 24 heures par jour, et qu’une seule vie qui passe si vite. La construction avance mieux en se concentrant, je pense. Si j’étais maçon et que je pose trois briques sur un mur dans un premier chantier, puis que je cours poser un parpaing ou deux pour construire un chalet en montagne, et couler une dalle en fin d’après-midi ailleurs, je ne suis pas certain que les constructions avanceront vite et bien, ni que ce soit possible de faire ainsi un chef d’œuvre d’architecture.
  • à l’appui de l’idée qu’il est mieux de se concentrer, que la dispersion des sentiments les plus élevés n’est pas la voie la plus fructueuse, un ami me souffle l’exemple les trois monothéismes qui ont, de trois façons, porté le sentiment religieux-amour de Dieu beaucoup plus haut que les croyances polythéistes.
  • Quand on a choisi un partenaire et un seul, dans l’engagement et la fidélité, il y a une intensité qui conduit à se dire dans un moment de difficultés ou de morne platitude : j’ai choisi cette personne, il n’y a pas de plan B, je me donne à fond pour que ça marche, que ce couple avance, vive.
  • La fidélité dans un couple engagé à vie n’est pas une invention moralisante, elle n’a pas été inventée par des religieux pour nous priver de plaisir. C’est une façon d’être qui est naturelle dans bien des espèces animales. D’autres espèces vivent autrement. L’humain a la chance de choisir ce qui lui semble le mieux, le plus favorable au développement d’une vraie belle vie. Personnellement, je trouve que l’évolution vers la monogamie développe des qualités qui sont parmi les plus belles et vraies, les plus essentielles : l’engagement, la fidélité, le don de soi à l’autre. C’est effectivement cesser de partir à la chasse au ou aux partenaires. Dans un sens, c’est renoncer à être le roi, le seigneur, le petit dieu entouré de sujets ? Se donner mutuellement à un autre. Avancer ensemble, cahin-caha, certes, mais ensemble, attachés, partenaires soudés.
  • La liberté trouve sa valeur, à mon avis, dans le choix. C’est comme l’argent, il trouve sa valeur quand on en fait quelque chose, quand on l’investit dans une construction. Si nous n’investissons pas notre liberté dans un choix, ce que nous choisissons alors c’est le chaos, ce qui est l’inverse de la création, de la construction, de l’édification.

Mais bon, chacun vit comme il veut, et comme il peut, sa propre vie. Et il n’y a pas de brouillon, pas d’épure ni d’ébauche, on trace directement au propre, en fonction d’un plan que l’on a intérêt à se construire en anticipant, autant que faire se peut.

Surtout, ne vous laisser en aucune façon culpabiliser par les moralistes, dans et hors de l’église. En définitive, ce qui doit vous conduire, c’est votre propre conscience affinée dans la réflexion et dans la prière.

De toute façon, comptez sur Dieu pour vous bénir et vous accompagner.

par : pasteur Marc Pernot

Réponse de la visiteuse :

Cher Monsieur,

Merci infiniment pour votre éclairage, qui résonne avec l’évolution de mes réflexions à ce sujet.

J’aimerais vous exprimer une nouvelle fois ma reconnaissance pour la plateforme « Je cherche Dieu » et pour la richesse des contenus que vous partagez.

Avec mes meilleures salutations

Réponse d’un pasteur :

Bravo pour votre démarche, c’est très courageux !

par : pasteur Marc Pernot

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Marc Pernot

bio de Marc Pernot

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3 réponses

  1. Hippocampe dit :

    Bonjour,

    merci pour la question et la réponse !

    Dans le règne animal, chez les oiseaux il y a souvent monogamie, mais parfois monogamie sociale et sexuelle sont dissociées.
    Chez les canards colverts, dans une zone où il y a plus de mâles que de femelles, j’ai observé un mâle qui s’est accouplé avec une femelle (c’est plutôt comme cela que ça s’est passé plutôt que comme un accouplement « mutuel »), et juste après un autre mâle est arrivé, et semble avoir repris une relation de couple social avec cette femelle, tandis que le mâle qui s’était accouplé s’est éloigné. Mais la nature n’est pas forcément un modèle : l’accouplement était violent, avec le mâle qui a plaqué la tête de la femelle au sol sur l’herbe avec la sienne, ce que j’ai déjà observé une autre fois aussi dans de l’eau peu profonde, ce qui est encore plus dangereux et violent ! En tant qu’humains, je ne sais pas si les modèles animaux peuvent nous inspirer… au delà des stéréotypes (fidèle comme un canard) qui ne semblent pas toujours fonctionner, on trouve de tout et son contraire dans la nature.

    Chez les humains, la polyandrie est traditionnellement répandue chez quelques minorités ou populations (une ou quelques minorités ethniques en Chine…), alors que la polygamie est autorisée légalement dans de nombreux pays, à peu près dans les pays où la religion musulmane est majoritaire. Aux Etats-Unis, la polygamie est encore pratiquée chez des dissidents des Mormons, et l’a été chez les Mormons (branche principale) jusqu’en 1889, en faisant référence à la polygamie dans l’Ancien Testament.

    Sur les plans physique ou sentimal ou relationnel, il est très facile d’être attiré par de nombreuses fleurs comme un papillon ou une abeille dans un champ… Il suffit (pour ma part) même de regarder un film ou une série à la télé avec de très bons acteurs pour quasiment être « attiré » physiquement ou socialement par telle ou telle… Je pense que c’est assez courant.

    Mais voici à présent une sorte d’apologie pen faveur de la monogamie.

    Il y a je pense toutes les questions de réciprocité, de symétrie, de relation équilibrée quel que soit le modèle choisi.
    Egalement de risque de mise en compétition, de jalousie à court, moyen ou long terme, en cas de déséquilibre entre partenaires.
    Dans le coran par exemple, il me semble que la polyandrie est interdite, que la polygamie n’est autorisée que jusqu’à 4 femmes et uniquement à condition de pouvoir aimer et s’occuper de façon équilibrée, c’est-à-dire aussi bien, de chacune des épouses (qui n’ont même pas forcément le même âge) de la part du mari, ce qui est en fait impossible. Dans la pratique, dans les pays musulmans, il me semble que la polygamie effective soit souvent assez mal perçue, et souvent l’apanage de classes sociales privilégiées d’une manière ou d’une autre (quelqu’un de pauvre ne pouvant entretenir plusieurs épouses qui en plus resteraient au foyer).

    Une relation monogamme me semble moins énergivore, que ce soit socialement ou autre : plus simple, cela permet de se consacrer davantage à autre chose. Les relations intenses interhumaines sont importantes mais n’y a-t-il pas d’autres horizons ?

    Enfin, au cas où il y ait des enfants, je pense qu’il est beaucoup mieux pour un ou des enfants d’être élevé par ses parents biologiques monogammes, c’est-à-dire que leurs parents sociaux soient les parents biologiques. C’est un sujet sensible et délicat, mais franchement combien de problèmes de mésentes très profondes avec les beau-père, belle-mère, familles recomposées… Aussi avec les parents biologiques d’ailleurs, mais c’est différent. En effet, pour le beau-parent dans le cadre d’une famille recomposée (sans même parler de polyamour encore plus complexe…), l’enfant du conjoint n’est pas le sien, ce qui créé une dissymétrie par rapport à l’autre conjoint…

    Bien à vous,

  2. Hippocampe dit :

    Et pour compléter, je copie une partie de la page wikipedia sur la polygamie, avec un résumé sur l’hindouisme et sur les position de l’ONU, de la Commission des Droits de l’Homme et de celle concernant les discriminations, sur la base apparemment entre autres d’études sociologiques empiriques :

    Hindouisme

    L’hindouisme (qui est une culture où différentes religions-philosophies cohabitent) n’interdit pas la polygamie, sans pour autant dévaloriser la monogamie (elle est fêtée dans le Rāmāyaṇa) ; rien n’est imposé ; selon le Kâmasûtra, « on doit se servir du Kâmasûtra lorsque la passion est légère, et doit être cultivée, mais lorsque la roue de l’amour tourne, il n’y a plus de règles ni de prescriptions à suivre »…

    Ainsi, dans le Mahâbhârata, Krishna épouse Roukmini-Lakshmi, la fille du roi des Vidarbha, et s’installe ensuite dans une vie fastueuse avec ses 16 000 femmes et ses 80 000 enfants. La polygamie est possible chez les Brahmanes (ceux qui ont le savoir sacré) et encouragé chez les Kshatriya (ceux qui sont rois ou défenseurs actifs des Brahmanes, des vaches, des créatures et des valeurs védiques).

    Évolutions, tendance

    « Dans l’histoire, 80 % des sociétés ont accepté la polygamie » et « actuellement, un tiers de la population mondiale vit dans un pays autorisant la polygamie »

    L’ONU demande à ses états membres de légiférer pour interdire la polygamie, qui a de graves conséquences pour les femmes et les enfants. « Tant la Commission des droits de l’homme que le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes ont estimé que les mariages polygames constituaient une discrimination à l’égard des femmes et ont recommandé de les interdire »35.

    Selon les données anthropologiques disponibles, environ 85 % des sociétés humaines passées ont permis aux hommes d’avoir plus d’une épouse par un mariage polygame. On pourrait empiriquement penser que l’accroissement de la richesse des « élites » devrait favoriser encore plus les mariages polygames36. Or, la tendance est contraire : le mariage monogame s’est propagé à travers l’Europe, et plus récemment dans le monde, même chez les « élites », alors même que les écarts de richesse ont grandi36.

    Peter Richerson et son équipe (de l’université UC Davis en Californie) ont utilisé les données criminologiques disponibles pour comparer sociétés polygames et monogames. Elles laissent penser que les cultures monogames connaissent moins de viol, d’enlèvement, d’assassinat et maltraitance d’enfants, et d’autres crimes que les sociétés polygames.

    Comparativement, selon cette étude, l’institutionnalisation du mariage ou couple monogame semble apporter plus d’avantages nets pour la société. Une explication proposée par les auteurs est que, dans les sociétés polygames, de nombreux hommes sont contraints au célibat et laissés pour compte, avec moins d’espoir de pouvoir vivre avec une femme. Ils seraient alors plus susceptibles de violence et de comportements asociaux36 ; Peter Richerson pose l’hypothèse que la monogamie institutionnalisée est associée à un modèle culturel mieux adapté au monde moderne, réduisant la compétition intrasexuelle chez les jeunes, et réduisant par suite le taux de criminalité (dont en termes de viol, assassinat, agression, vol et fraude, ou de certains abus personnels), tout en diminuant les écarts d’âge entre conjoints, la fertilité et l’inégalité des sexes et en déplaçant les efforts des hommes de la recherche d’une épouse vers plus d’investissement paternel, et une meilleure productivité économique36. Peter Richerson estime qu’en augmentant le degré de parenté au sein des ménages, la monogamie normative réduit les conflits intra-ménage, et conduisant à moins de négligence envers les enfants, moins d’abus, de morts accidentelles et d’homicides. Cette hypothèse a été testée en utilisant les lignes convergentes d’éléments de preuve de l’ensemble des sciences humaines

  3. Hippocampe dit :

    (à nouveau, extraits de pages wikipedia)

    Pour limiter les risques de confusion et de malentendu, le polyamour (ou pluriamour) est à distinguer de :
    – l’adultère, qui est une forme de non-exclusivité, mais non consentie par tous les partenaires (relation cachée, mensonge ou omission fondamentale concernant la fidélité) ;
    – la polygamie, qui est une non-exclusivité conjugale ou matrimoniale. Certaines relations polyamoureuses n’impliquent pas forcément une vie conjugale ou un mariage. De plus, les polyamoureux évitent le terme polygamie, celui-ci étant « devenu synonyme de polygynie — un homme avec plusieurs femmes ». Ainsi, l’égalité de droits entre les partenaires, principe essentiel du polyamour, n’est que rarement présente dans les mariages polygames.
    Au contraire, ces relations sont basées sur la liberté romantique, l’égalité et l’honnêteté entre partenaires, le respect des choix individuels et de l’autonomie de chacun, le consentement

    Quelques exemples de pluriamours (ou polyamours) dans l’histoire :
    #1 Partisan des relations libres depuis les débuts de son engagement dans le mouvement du 4 Mai, le chef du Parti communiste chinois Mao Zedong défendait au début de sa carrière politique l’évolution des relations amoureuses vers le polyamour, comme dans la première édition de 1927 du Rapport sur l’enquête menée dans le Hunan à propos du mouvement paysan, où il présente comme une marque d’émancipation l’existence de couples polyamoureux : « Du point de vue de la sexualité, les paysans pauvres disposent aussi d’une liberté correcte. Dans les villages, des relations triangulaires et multi-latérales sont presque universelles chez les paysans pauvres »

    #2 En 1929, Jean-Paul Sartre propose à Simone de Beauvoir, après un an de relation, un « pacte de poly-fidélité », lui proposant de vivre des amours multiples entre lesquelles leur relation resterait la principale. Beauvoir acceptant, il s’exclame : « Nous allons réinventer le couple ! » Leur exemple, publiquement assumé, marque fortement les milieux intellectuels parisiens, même si la publication de leurs correspondances montre que cette situation fut quelquefois difficile et douloureuse.

    #3 extrait de l’histoire de la communauté d’Oneida aux Etats-unis (Etat de New York) au XIXème siècle :
    La communauté d’Oneida est une communauté utopique fondée en 1848 par John Humphrey Noyes à Oneida dans l’État de New-York. C’est l’une des seules communautés du XIXe siècle à avoir expérimenté la mise en commun de la propriété et de la vie affective et sexuelle.
    Chose à noter, ce ne fut pas l’intervention du pouvoir civil qui mit fin à Oneida en tant que communauté sexuelle, mais bien plutôt le développement de tensions internes, liées tant au vieillissement du chef qu’à une résistance croissante à la hiérarchie de fait interne, même déguisée en « compagnonnage ascendant ». La disjonction radicale des fonctions amatives et reproductives livrait celle-ci à la directivité utopique et à ses abus.
    Il semble que l’étincelle qui mit le feu aux poudres fut l’opposition croissante à la confiscation par Noyes surtout (et les anciens) du privilège d’initier les jeunes filles : d’où trop de frustrations chez les autres.

    La psychologue Meg Baker relate que les personnes monogames peuvent se sentir menacées par le polyamour, notamment parce qu’il représente une manière honnête d’avoir plus d’un amant ou d’une amante, ce que ces personnes pourraient souhaiter sans l’avouer à cause des normes pesant sur l’infidélité. De plus, les relations polyamoureuses « remettent en question la prétendue exclusion mutuelle des catégories “ami” et “amant” », là où cette frontière est très claire dans les situations de monogamie, où toute personne qui n’est pas l’« amoureux » doit être un « ami »

    risque d’illusions :
    Polymâle et polyfake : stéréotypes péjoratifs désignant des comportements machistes dans les milieux polyamoureux. Le premier désigne un homme « dragueur » mettant en avant son statut de polyamoureux pour lourdement insister sur sa disponibilité sexuelle, le second un individu utilisant le polyamour comme « couverture philosophique » pour se donner une grande permissivité sexuelle, sans respect, honnêteté ou bienveillance vis-à-vis de ses partenaires
    Possibilité identique chez les femmes d’ailleurs en fait.

    En conclusion, il me semble que quand il y a des enfants en tout cas, dans le cas idéal où les deux parents biologiques s’aiment, se respectent vivent ensemble de manière fidèle tout au long de l’éducation des enfants et peuvent être leurs parents sociaux, il me semble que c’est préférable à toute situation de famille séparée, recomposée, ou encore de pluriamours… Pour ma part j’ai détesté le divorce de mes parents, et les relations avec les beaux-parents (successifs…) ont été très difficiles, même si l’on comprend…, mais j’aurais détesté tout système de pluriamours, mais vraiment détesté viscéralement en tant qu’enfant dans des familles recomposée et monoparentale. Du coup je vis dans l’idéal (classique sans doute, mais encore renforcé par le traumatisme du divorce parental) du mariage heureux avec enfants sur une terre paisible socialement… Sachant qu’ensuite Jésus propose même de se libérer du poids parental, en les respectant bien sûr : Dieu est Notre « Père et Mère » spirituel, notre « Dieu Inconnu » (? sauf par la littérature comme celle de la Bible ?) source de la vie, du mouvement et de l’être comme selon la prédication de Paul aux Athéniens dans les Actes des apôtres.

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