J’ai quelques problèmes avec le temps qui passe, le temps en général

Photo d'un sablier - Image: 'Sablier #1' by PaT  https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/ http://www.flickr.com/photos/8164447@N07/5269211936

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Marc, j’ai quelques problèmes avec le temps qui passe. Le temps à la réflexion, est une … invention humaine. Résumons nous : je crois bien que le temps géologique, qui se compte en millions d’années, n’a rien à voir avec « notre  » vision du temps. Et le temps d’un bel arbre ne saurait être le même que celui d’un éphémère posé sur une de ses branches, et dont la seule motion est de se reproduire et c’est tout.

Il en est de même avec la vie éternelle. Si je crois qu’elle existe, je suis persuadé qu’elle a commencé sans moi, et bien entendu, ne saurait finir. C’est un petit peu … gênant. Sauf si on est partisan d’un univers courbe, parce qu’un cercle n’a pas de fin.

Verrais tu une solution à ce problème ? Tu vois, ce n’est pas essentiellement mathématique, ni physique, ni attaché à une croyance ou une autre…

Je suis un peu perdu…

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Et grand merci pour votre confiance !

Merci pour cette réflexion intéressante. Et sans doute essentielle. Le temps est une drôle de réalité, notre notion du temps est certes très mentale, un peu inventée, abstraite. Mais comme le dit Saint Augustin, nous avons une expérience du temps qui est bien plus directe, concrète. Une intimité avec cette « matière ».

Oui, la vie éternelle commence en nous. Bien vu, bien senti. Mais si nous arrivons à saisir que cette dimension de la vie n’est pas matérielle, alors la question du temps ne se pose absolument plus de la même façon, puisque physiquement, le temps est indissociable de la matière. Hors de la matière : point de ce temps que nous vivons maintenant. Mais que pourrions-nous comprendre le ce qu’est vivre sans la matière, sans ce corps que nous sommes aussi ? Cela demande donc de l’humilité, bien entendu, quand nous envisageons cela. Et pourtant ce n’est pas une abstraction puisque, comme vous le dites, c’est déjà une dimension de notre vie, une dimension bien réelle qui nous fait aimer et vivre différemment. Par exemple d’un amour qui ne diminue pas, par exemple, si notre meilleur ami avait un problème de santé et était physiquement diminué.

Donc oui, c’est à la fois tout simple et profond, mais aussi impossible à imaginer bien réellement.

Je me suis intéressé récemment à cette question du temps, en particulier à travers deux prédications :

Le propre d’une prédication (et de ces questions réponses) n’oblige bien entendu quiconque à être d’accord, mais à alimenter un questionnement personnel.

Bien amicalement

par : pasteur Marc Pernot

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