J’ai des cauchemars atroces, ou des esprits, peut-être ?

Par : pasteur Marc Pernot

femme (illustration) - by Rod Waddington https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/ http://www.flickr.com/photos/64607715@N05/29882111002

Question d’un visiteur :

Bonsoir
Je me permets de vous écrire suite à une visite effectuée sur le net à la recherche d’information sur les prières pour chasser les esprits et je suis tombée sur votre page.

Mon histoire est la suivante: Je suis une jeune femme d’origine africaine de 32 ans et depuis plusieurs années j’essaie d’avoir un enfant en vain. Depuis un moment je fais des cauchemars de tout sorte.

D’abord c’était moi me promenant avec un enfant dans les bras dans mon pays d’origine et une grand-mère qui se présente à moi en me reprochant de pas lui avoir dis que j’étais enceinte et qui me pinçait le ventre. Cet épisode est passé mais depuis quelque jours, je ne saurais dire s’il s’agit d’un songe ou non, mais un esprit sans visage vient de poser sur moi dans le but de m’étouffer et à chaque fois je me bats pour ma survie avec celui-ci et dans ma résistance je récite le psaume 23. Hier dans la nuit, la même chose s’est reproduite. Je me suis réveillée en sursaut j’ai rallumé ma lampe de chevet, attrapé ma bible et mon chapelet et je me suis mise à lire les 1er psaumes qui apparaissaient, ensuite j’ai prié à voix haute et je me suis recouchée.

Depuis mon père j’appréhende les nuits j’ai besoin de vos conseils, s’il vous plait.
Cordialement

Réponse d’un pasteur :

Chère madame

Bon courage. Sincèrement.

A mon avis, les rêves ne rendent pas compte du futur, ni de l’influence de créatures étranges et autres choses occultes, mais de ce qui est dans notre inconscient. Il y a le cri de nos blessures anciennes, de nos peurs bien réelles, de nos sentiments, de nos craintes et de nos espérances, et de tout un tas de choses. Et heureusement il y a aussi Dieu qui s’exprime aussi au plus profond de nous pour essayer de nous soutenir, nous consoler, nous fortifier en faisant équipe avec nous.

Pas facile de faire le tri. Donc, en général, il me semble que le mieux est de ne pas attacher trop d’importance à nos rêves, si possible. Parfois cela aide d’essayer d’en sourire. Le mieux serait de commencer à chercher les causes réelles du rêve afin de pouvoir travailler là dessus. Si possible : chasser les imaginations (démons, signes de l’avenir, sorcellerie…). Car ce sont elles qui risquent de nous faire peur.

Mais parfois, cela devient douloureux, comme pour vous, et cela veut dire que votre vie est réellement troublée. Votre être est angoissé. Peut-être est-ce cette recherche d’avoir un enfant ? Ça peut être mil autres choses. Comment s’en guérir ?  Vous faites bien de prier, de penser à Dieu. Car il est le créateur, le médecin de nos âmes. Et il peut vraiment vous aider. Car a trop souffrir, on se fatigue. Il vous faut donc reprendre des forces. Prier, vous recentrer sur l’essentiel. Si vous souffrez trop il vous faut de l’aide.

Faire un enfant est un magnifique projet, mais ce n’est pas l’essentiel car il y a mil autres façons d’augmenter la vie autour de vous, mil autres façons de faire du bien. Je vous conseillerais de commencer ainsi. De prendre cette question plus tranquillement. De valoriser les belles petites choses de la vie, de chercher la paix qui vient de Dieu. Ensuite, si un enfant vient, ce sera tant mieux. Et sinon, ce n’est pas grave, ce ne doit pas être grave.

Avec mes amitiés fraternelles
Et mes vœux de mil bénédictions.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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