Après 16 ans de mariage, disputes, humiliations, mensonges, j’ai décidé d’arrêter, j’ai demandé à Dieu de m’aider

Par : pasteur Marc Pernot

femme levant les bras au ciel dans le soleil levant - Photo by Ben White on Unsplash

Aube nouvelle ?

Question d’un visiteur :

Bonjour
C’est vraiment un choix difficile quand on marche avec Dieu de parler du divorce, de vouloir le vivre et de le faire.
Après 20 ans de ménage et 16 ans de mariage je n’ai plus le courage de me battre. Après beaucoup querelles de disputes des humiliations reproches mensonges des séparations pour toujours se retrouver au même stade et toujours recommencer et essayer d’oublier ce passé j’ai décidé d’arrêter j’ai demandé à Dieu de m’aider je n’en peux plus.
Priez pour moi svp je souffre beaucoup de cet homme il tient beaucoup à moi car il ne veut pas quitter la maison et se séparer de moi.
Merci

Réponse d’un pasteur :

Chère madame

Je puis vous assurer qu’il y a des divorces qui sont vraiment salutaires. Vraiment. Et qui sont de loin, de très loin la meilleure solution. Ou la moins mauvaises, ce qui revient au même en réalité. Je tiens à vous libérer tout à fait : c’est à vous de voir où vous en êtes, vous, en tant que personne.

D’accord, il est question dans l’évangile du Christ d’aimer son prochain, de penser à l’autre, de servir l’autre, de pardonner… Certes, mais pour pouvoir continuer à essayer d’aimer votre prochain, à continuer d’espérer, d’apporter de bonnes choses autour de vous : vous avez besoin d’être suffisamment en forme. Nous devons donc, tous, penser à nous-même. D’ailleurs on voit assez souvent Jésus chasser la foule pour prendre un temps de repose et de ressourcement, on le voit fuir dans une autre région quand il est trop menacé là où il est, ou dans Nazareth ou ses voisins ne le respectent pas.

Or, j’ai bien l’impression que vous avez déjà laaaaargement dépassé la limite de vos forces pour accompagner ce monsieur. Il peut y avoir un moment où l’on ne peut pas faire plus, ou on ne peut pas tenir plus longtemps. L’autre fait parfois, souvent, du chantage, de la pression, du harcèlement, des menaces de suicides, des tentatives de suicides, parfois même réussis, il y a un moment où l’on n’y peut plus rien. Si l’on en est là, mieux vaut qu’un seul aille mal plutôt que les deux. A partir d’un moment, c’est à l’autre de se prendre en charge et de se soigner s’il le faut. Car cela n’est pas bon non plus pour l’autre de le laisser être dans une situation où il pèse tellement sur vous qu’il vous démolit.

Donc à vous de sentir et de décider. Puis de tenir ferme. S’il y a harcèlement, d’aller poser une main courante. S’il déprime, de lui donner le numéro des urgences psychiatriques.
Si vous choisissez de divorcer, il est à mon avis possible d’essayer de le faire le plus humainement possible, en respectant l’autre, sans le rabaisser, sans l’humilier, juste en parlant d’incompatibilité entre vous deux, et que cela vous démolit. Tourner en boucle sur un seul argument simple de ce genre.

Pour ce qui est de Dieu, bien sûr qu’il comprend. Il vous connaît, sait vos combats, vos souffrances.
Et donc il est et reste à vos côtés. Comment pourrait-il en être autrement ?

Il vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

Réponse de la personne :

Amen, merci Seigneur
Merci pasteur vous m’avez faire pleurer en lisant le message que Le Seigneur vous bénisse pour les encouragements c’est Vraiment Merveilleux Notre Seigneur….

 

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2 réponses

  1. gerard dit :

    De par mon ancien métier , j’ai eu à intervenir souvent pour des violences conjugales. C’est l’enfer pour les victimes. La vie est comme elle est. Personne ne mérite ce genre de souffrances. La cause dans ces disputes , c’est que l’auteur a une souffrance intérieure , d’origine diverses , peut-être de l’enfance, peut-être dans ses relations, ou d’autres causes. Ces personnes ne sont pas en paix intérieure . Ils ont donc besoin de contrôler les évènements exterieurs ou les personnes pour « asseoir  » leur égo. Le véritable problème est que cela dure bien longtemps pour certaines victimes; et effectivement cela finit par user psychologiquement.
    Dieu nous accompagne , c’est sûr, dans cette situation. On voudrait qu’il solutionne le problème définitivement , puisqu’il est le tout puissant. Et puis cela parait bien normal, logique , lorsque la victime s’est montrée très conciliante, coopérative , répondant par des gestes d’amour envers son prochain, son conjoint. Pour le croyant, il a lu  » aimez vos ennemis, aimez votre prochain, pardonnez, faites du bien , etc…  » Le croyant qui fait cela peut penser qu’il obéit à Dieu , aux commandements, aux injonctions de Dieu , et DONC puisqu’il obéit , il peut penser  » je peux espérer en Dieu puisque je montre à Dieu que je l’aime puisque , je lui obéis,  » Et il attend , espérant un miracle ou un début de changement . Il attend, des mois, des années, et toujours rien . Aucun changement. Alors il se met à en vouloir à Dieu . Non pas parce que Dieu ne lui obéit pas , mais parce qu’il ne trouve pas grâce de l’amour bienveillant puisqu’il croit qu’il est Amour et Bienveillant. Cela peut présenter un danger pour certains: la durée des épreuves, et puis en vouloir à Dieu . Dieu est amour , ne pas s’écarter de cela.
    La vie est un combat spirituel, il vaut mieux le savoir . Ou autre solution , pour certaines personnes qui ne croient pas , cela fait partie parfois des parcours de vie avec ses aléas, ses mauvais travers.
    Chaque personne a ses capacités physiques , mentales, pour espérer encore et encore , envers tout et contre tout ou arrêter une relation toxique tout simplement parce que cela est trop éprouvant.
    Je ne prétends connaître de solution optimale , la meilleure, mais il faut dans la mesure du possible rester dans la bienveillance, autant que possible, et si une rupture est envisagée essayer au plus possible que cela se passe au mieux. Les auteurs de mauvais comportements vivent dans leur monde . Ils trouvent légitimes d’arriver à leurs fins , prétextant qu’ils ont toujours raison, disant qu’ils sont sûrs de leurs analyses, ils vivent en dominant dans le foyer très souvent en écrasant l’autre ( on appuie sur la tête de l’autre pour mieux se positionner ) et on fait valoir les gros bras musclés ( leurs points forts ) ou la langue blessante ( langue de vipère ). Tout cela est bien regrettable et aucunement constructif.
    Je rejoins donc l’avis du Pasteur Marc , en disant que c’est à chacun de voir suivant sa situation pour optimiser une solution qui soit la moins néfaste possible. Dieu n’aime pas la violence et nous accompagne donc dans ces situations. La vie n’est pas faite que de drames, tout le monde peut espérer en un meilleur lendemain même si cela fait bien des années que le problème dure. Pendant cette période mauvaise , il faut se ressourcer, la prière, la méditation, le sport, sortir de chez soi, voir des gens que l’on apprécie, se faire plaisir , et profitez de tous les petits moments de bonheur, CAR c’est mon avis personnel , je pense qu’une Sage décision ne peut intervenir dans la majorité des cas que lorsque nous sommes dans un état moral normal ou tendant vers le mieux. Il est prouvé scientifiquement que si l’on reste focalisé sur le problème, ne sortant pas de chez soi , s’isolant et ne voyant personne , sans activité , dans ces cas là, le mental ne suit plus du tout et c’est la dépression. En positivant on ne voit peut-être pas de changement tout de suite mais c’est nous qui malgré cela nous portons mieux. Evidemment je ne parle pas des cas où la victime reçoit des coups de poings ou des violences verbales tous les jours ou souvent.
    Dieu vous accompagne présentement

    • Marc Pernot dit :

      Merci pour cet intéressant témoignage
      Un des problèmes, est à mon avis de penser que Dieu serait « le tout-puissant », parce que dès lors que nous subissons un drame insoutenable cela présente un grand risque de perdre la foi, et de la perdre au pire moment où nous sommes déjà en détresse. Non, Dieu n’est pas tout puissant dans l’instant, il est puissant, infiniment. C’est très différent. Et il est à nos côtés, tout particulièrement quand sa volonté n’est pas faite sur terre, et que nosu sommes écrasés par l’adversité. Adversité qu’il ne veut pas et qu’il n’approuve pas.
      Dieu vous bénit et vous accompagne

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