
« Aimer son prochain comme soi-même » : est-ce vraiment tout ce que le christianisme a à offrir ?
Après avoir mis en pratique le commandement d'amour du prochain, un lecteur se sent triste et se demande ce que le christianisme peut apporter de plus. Un pasteur explore ce qui va au-delà du bonheur recherché : la liberté intérieure, la confiance en Dieu et la fin de la peur.
Question posée :
Bonjour cher pasteur,
Paul, dans son épître aux Galates, affirme (après que Jésus l’a également affirmé) : Galates 5:14 « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
Mais alors, si on en est arrivé là, c’est-à-dire à mettre en pratique, dans les limites de la réalité humaine bien imparfaite, j’en conviens, ce commandement — aimer son prochain, et s’aimer soi-même de la même manière —, que peut-on espérer de plus ?
Pour ma part, et sans aucune fausse modestie, j’en suis arrivé à cet état d’esprit, d’aimer mon prochain profondément et sincèrement, d’avoir aussi de la compassion pour moi-même, et pour autant, cela ne me rend pas heureux, j’éprouve même plutôt de la tristesse, peut-être même une sorte d’amertume, et surtout je ne vois pas ce que je peux trouver de plus dans le christianisme.
Peut-être la conclusion est-elle dans le Qohélet : « Vanité des vanités, tout est vanité et poursuite de vent. »
Réponse d’un pasteur :
Bonjour cher Monsieur,
Le bonheur est-il le bon but pour une vie ?
Quel est donc le « plus » du christianisme ?
- Ni le bonheur, je pense (en tout cas pas le bonheur au sens où bien des personnes l’entendent), ni la réussite (idem).
- Sur le plan moral : cette concentration sur l’essentiel et la liberté que cela ouvre sont un grand plus, je pense, encourageant à vivre d’une façon vraie, créatrice, humaine, aimante. C’est immense, à vrai dire, et, je pense même, un petit peu vertigineux.
- Ensuite, il y a un immense plus, c’est Dieu : Dieu dans la confiance que nous pouvons avoir en lui. Tant de personnes sont soit coupées de Dieu par un vague matérialisme, soit coupées de Dieu par la peur de Dieu. Alors que la foi chrétienne réconcilie avec Dieu. Et cela fait un bien extraordinaire.
- C’est la fin de la peur, la fin de « devoir faire ses preuves », de devoir faire sa place quitte à écraser, ou à déprimer. C’est déjà bon. Le reste est du bonus.
En écho à ce texte :
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Peut-on être heureux malgré la souffrance et le malheur ?
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Je cherche la confiance, la paix et la joie ; je les attends de Dieu et cela ne vient pas. Comment faire ?
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La pression sociale nous dit d’être en couple avec des enfants. Je me sens triste et seule, ça me pèse.
