« Aimer son prochain comme soi-même », n’y a-t-il rien de plus dans le christianisme ?

jeune fille sautant en l'air de bonheur - Image par Pexels de Pixabay

Un bonheur à sauter de joie ? Quel bonheur ? Le bonheur dont tu rêves te dis qui tu seras demain.

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Cher Pasteur

Paul dans son épitre aux galates affirme (après que Jesus l’ai également affirmé.) :  Galates 5:14 Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.

Mais alors, si on en est arrivé là, c’est a dire mettre en pratique, dans les limites de la réalité humaine bien imparfaite, j’en conviens, ce commandement, aimer son prochain, et s’aimer soi même de la même manière. Que peut on espérer de plus ?

Pour ma part, et sans aucune fausse modestie, j’en suis arrivé a cet état d’esprit, d’aimer mon prochain profondément et sincèrement, d’avoir aussi de la compassion pour moi même, et pour autant, cela ne me rend pas heureux, j’éprouve même plutôt de la tristesse, peut être même une sorte d’amertume et surtout je ne vois pas ce que je peux trouver de plus dans le christianisme.

Peut être la conclusion est elle dans le qohelet : « vanité des vanités tout est vanité et poursuite de vent. »

Réponse d’un pasteur :

Bonjour cher Monsieur

D’abord, est-ce que le bonheur est un bon but à sa vie ? Peut-être. Ensuite, tout dépend ce que l’on entend par là. Pensez vous que Jésus a été heureux ? Par moment, sans doute, mais il m’a l’air surtout passionné. C’est une forme de bonheur aussi, mais peut-être pas celui que certaines personnes attendent ? Et le fait d’aimer son prochain, cela peut donner du bonheur quand on a pu contribuer un petit peu au bonheur de quelqu’un, mais cela implique aussi la compassion pour notre prochain, et donc littéralement de pâtir, de souffrir quand notre prochain souffre. Et cela est-ce du bonheur ? C’est sans doute vivre intensément, vivre en vérité. Peut-on dire que l’on a été heureux d’avoir pu être l’épaule sur laquelle notre ami a pu pleurer un bon coup ? Je pense que oui, mais est-ce bien le bonheur repu que certaines personnes attendent… l’idée que nous nous faisons du bonheur est révélatrice de qui nous sommes en réalité. Elle est même révélatrice de la personne que nous devenons, comme le dit Jésus : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur. » (Matthieu 6:21).
Ensuite, quel est le plus du christianisme ?
  • ni le bonheur, je pense (en tout cas pas le bonheur au sens où bien des personnes l’entendent), ni la réussite (idem).
  • Sur le plan moral : cette concentration sur l’essentiel et la liberté que cela ouvre sont un grand plus, je pense, encourageant à vivre d’une façon vraie, créatrice, humaine, aimante. C’est immense, à vrai dire, et , je pense même, un petit peu vertigineux.
  • Ensuite, il y a un immense plus, c’est Dieu : Dieu dans la confiance que nous pouvons avoir en lui. Tant de personnes sont soit coupées de Dieu par un vague matérialisme, soit coupées de Dieu par la peur de Dieu. Alors que la foi chrétienne réconcilie avec Dieu. Et cela fait un bien extraordinaire.
  • C’est la fin de la peur, la fin de « devoir faire ses preuves », devoir faire sa place quitte à écraser, ou à déprimer. C’est déjà bon. Le reste est du bonus.
Dieu vous bénit et vous accompagne

par : pasteur Marc Pernot

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