Fragilité & L’appel du Souffle

Par : pasteure Laurence Mottier et Corinne Vonaesch

« Fragilité » © Peinture de Corinne Vonaesch

Peinture de Corinne Vonaesch
« Fragilité »

 

« Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va »
Jean 3, 8

L’appel du Souffle

Le sommeil : je suis ensommeillée, bercée par des rêves inaccessibles, réfugiée dans un cocon de fantasmes. Un jour, peut-être j’oserai…mais, là j’attends, lovée dans ma rêverie bleue

L’ensablement : Ensablée et prisonnière, je suis comme Adam le glébeux. Gisante, gémissante, ma vie s’éteint. Le poids de mon humanité pèse lourd, trop lourd : impossible de me relever. Je m’enfonce dans la vase, qui m’aspire

La peur : tout me fait peur et cette peur m’encercle et m’envahit, froide et dure. Je me sens isolée de tout ; la vie m’est étrangère, comme Dieu et les autres. Recroquevillée, j’ai arrêté le mouvement de la vie, mordue si fort par l’angoisse. Qui me sauvera ?

La gêne : Que me veut-il ce Dieu ? Pourquoi renaître et devoir répondre à son Souffle de Vie ? Ma vie me va. Que passe sa lumière ! Il me dérange avec son appel à aller je ne sais où…

L’appel du Souffle passe dans notre histoire comme une coulée d’or et de lumière

L’appel du Souffle ouvre la trace d’une liberté à saisir : tout n’est pas joué à notre naissance ; tout n’est pas écrit d’avance.

L’appel du Souffle passe comme une invitation à naître à nouveau, comme un redressement hors du limon de la résignation

Dans ce qui ne se clôt jamais, n’y a t il pas une joie prête à irriguer le sillon vieilli ?

L’appel du Souffle passe…

Laurence Mottier, pasteure

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