Jésus dit cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit et n’en trouva pas. Il dit alors au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le : pourquoi embarrasse-t-il la terre ? Le vigneron lui répondit : « Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai de l’engrais… » (Luc 13:6-8)
Face à la déception de soi et la perte de sens
Cet homme déçu par le manque de fruits de son figuier est pour moi une image de notre déception de nous-mêmes. Moral dans les chaussettes. Dépression. Dégoût de la vie. Et puisque le figuier est dans cette culture l’image de notre propre travail d’interprétation de la Bible et de la vie, ce figuier exprime même le fait d’avoir perdu le sens de sa vie.
La figure du vigneron : une théologie de la bienveillance
Ce vigneron est ce Dieu dont Jésus cherche ardemment à nous montrer l’éternelle bienveillance à notre égard. C’est même plus que de la bienveillance : il ne s’arrête pas à notre manque de fruits, de toute façon, pour Dieu, nous avons toute notre place, comme ce figuier. Non, nous n’encombrons pas, bien sûr.
Le travail de Dieu sur nos racines spirituelles
Quant à son manque de fruits, Dieu pense que cela peut venir, que cela va venir. Il ne l’espère pas seulement, tout de suite il y travaille en prenant soin du figuier : il creuse, il met de l’engrais, il encourage, il patiente. Dieu lui-même nous prie de patienter avec lui, pour lui.
Mais l’élévation spirituelle de cet homme porte bien plus de fruits qu’il ne le pensait, puisqu’en disant à Dieu sa déception de lui-même, il permet effectivement à Dieu de l’aider. Il reçoit cette réponse : Patiente encore, nous allons y travailler ensemble.
Retrouver l’estime de soi par la grâce
C’est alors une action de Dieu en profondeur, prenant soin de nos racines, les nourrissant. Dieu nous réapprend ainsi que nous en valons la peine, contrairement à ce que nous pensions. « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur », nous dit 1 Jean 3:20, et Dieu nous garde précieusement, il nous cultive : déjà nos racines sont renforcées, revitalisées.
Avec cela et notre bonne nature d’arbre toujours vert, poussant vers la lumière et capable de porter des fruits, cela va aller.
par : pasteur Marc Pernot
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