
Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le aller. » (Jean 11:44)
C’est ce que dit Jésus afin de peaufiner la résurrection de Lazare qui était mort et enterré. Si c’est dans la Bible, c’est que, comme d’habitude, nous sommes appelés à être les héros de ce récit, et être bénéficiaire de cet Évangile qui y est annoncé. Voici le passage en entier : « Jésus cria d’une voix forte : Lazare, sors ! Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandes, le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller. »
1) Nous pouvons nous reconnaître en Lazare. Car il y a une part de nous-même qui est morte. On dit que seuls 10% de notre cerveau sont en service ! C’est sans doute aussi le cas pour notre capacité à voir et à aimer, à discerner et à décider, à entrer en relation avec Dieu et avec les autres. Cela nous laisse une marge de progression. Pour cela nous avons besoin d’aide. Ce récit nous montre que « le mort » (ce qui est mort en nous) a deux chances qui vont l’amener à la vie. Il y a l’amour de ceux qui nous aiment, et il y a la voix puissante du Christ qui nous rejoint dans cette profondeur où une part de nous-même est enfermée. Ceux qui nous aiment n’ont ni honte ni dégoût de nous visiter pour nous amener à la vie. Un avenir d’espace et de lumière nous est promis.
2) Nous pouvons nous reconnaître dans ceux qui aiment Lazare et entendre cette mission que le Christ nous donne : « Déliez-le et laissez-le aller. » Nous sommes appelés à libérer ceux qui nous sont chers, les libérer de ce qui les empêchent d’aller selon leur propre vocation. Même si ce sont des petits liens comme des bandelettes, quand on est pris dedans on n’a pas les forces ni la liberté de mouvement pour les dénouer. Nous avons nos propres aveuglements dont il est difficile de sortir tout seul. C’est pourquoi nous avons besoin parfois des autres pour nous libérer. Par exemple : en ce qui concerne notre pardon sur nos manquements, et le sentiment de notre propre valeur, le droit d’avoir notre point de vue personnel, droit à avoir notre place dans ce monde, droit à être soigné, aimé, entouré. Droit à être heureux… ce sont à ceux qui nous aiment de nous délivrer de nos liens mortels, et c’est à nous de délivrer notre prochain. Afin que personne reste sans quelqu’un pour lui faire sentir qu’au nom du Christ, qu’il est appelé au-dehors (appelé à ex-sister), appelé à s’en sortir, appelé à la vie.
par : pasteur Marc Pernot
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Merci pour cette magnifique lecture du texte de Lazare. Nous sommes tour à tour l’ami de Lazare, et aussi le ressucité. Mais il y a certainement une place que je ne veux pas occuper: celle du spectateur…
Tout beau we
Bien amicalement,
Cher Marc, c est magnifique. Merci. J ai tant de “parts mortes” et toujours cette croyance et orgueil, que je vais “y arriver seule”…mais ça ne marche pas ( rire ). Sans compter que les “parts mortes” finissent par “tuer les parts de Vie”! Je me dis souvent que Dieu voulait vraiment que “ses humains” œuvrent ensemble. Être humain, au fond, c est être ensemble, même si l autarcie peut parfois sembler une proposition intéressante pour éviter “les bleus du monde”! Reste à déployer toute sa bonne volonté pour demander l aide dont nous avons besoin. C est tant de courage que de (bien) vivre; les gens de foi sont des gens de courage! Mais quelle belle vie que la vie spirituelle. Belle soirée à vous,
Cher Marc,
Merci du rappel et commentaire de ce si beau verset !
J’ai écrit :
24 novembre 2023 : Jésus leur dit : « Déliez-le et laissez-le aller. » (Jean 11:44)
Que de phénomènes d’emprises psychologiques, spirituelles, émotionnelles peuvent être les nôtres, dans n’importe quel-s groupe-s d’appartenance, quels qu’ils soient !
Au niveau spirituel, je ne peux m’empêcher de penser à ces dérives sectaires attachées à des dogmes légalistes bien figés et ficelés dont il est parlé en 2 Cor. 3 : 15 – 18 et qui ne cessent de m’interroger.
« Jusqu’à ce jour, quand on lit Moïse, un voile est jeté sur leurs coeurs;
mais lorsque les coeurs se convertissent au Seigneur, le voile est ôté.
Or, le Seigneur c’est l’Esprit; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. »
On peut prendre une interprétation littérale de la Bible, mais que de dégâts quand on met un dogme légaliste entre Dieu et soi, surtout quand l’église le vit et le prêche de manière abusive.
Que de temps faudra-t-il pour être « délié « de ces phénomènes spirituels qui condamnent, jugent, mais qui ne permettent pas d’accéder à cette liberté des enfants de ce Dieu et Père qui donne la vie, même la vie en abondance !
Et pourtant, cette promesse du Christ demeure, celle qui a ouvert son ministère de délivrance de toute forme d’oppression :
« L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres;
Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé,
Pour proclamer aux captifs la délivrance,
Et aux aveugles le recouvrement de la vue,
Pour renvoyer libres les opprimés,
Pour publier une année de grâce du Seigneur. »
(Luc 4 : 16 – 19)
J’ai souvent eu médité sur ce verset de Jésus : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre.» (Jean 8:32) *
*Cf commentaire Marc Pernot : ttps://jecherchedieu.ch/texte-biblique/jesus-vous-connaitrez-la-verite-et-la-verite-vous-rendra-libre-jean-8/
Rien n’est perdu d’avance, en son temps et en son lieu, Dieu rend la vie là où la mort semblait prendre du terrain.
Bien cordialement
Claire-Lise Rosset