Un jeu avec ma petite sœur quand on avait 8-9 ans, un inceste ?

trombone, attache à papiers - Image par Gaby Stein de Pixabay

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour, je me présente je m’appelle Charles, j’ai 18 ans et j’ai un question qui m’interroge depuis quelque temps. Récemment j’ai eu un souvenir qui m’est revenu à l’esprit, c’est un souvenir avec ma sœur. Alors voilà lorsque j’avais 9-10ans j’ai fais un jeu bizarre avec ma sœur qui avait 7-8ans. Le jeu est DEBILE quand j’y repense et j’ai un peux honte à avouer ce qu’on a fait qui est pas bien méchant. Donc du coup on s’amusait à se planter dans les fesses à tour de rôle un trombone à papier, le plus souvent c’était les fesses, mais des fois on essayé sur nos parties génitales. Alors moi ça ne marchait pas, mais du coup pour elle si. Donc voilà et je peux affirmer que je n’avais pas de pensée malsaine tout comme elle. Et je suis sur que c’était pas pour chercher un plaisir car il n’y en avait aucun, juste s’amuser à se mettre un truc dans les fesses (chercher à comprendre). Maintenant étant plus grand je ne sais pas si c’est un inceste car c’est un jeu de gamin qui n’avais rien de méchant. Donc voilà merci d’avance de votre réponse, c’est vraiment une question qui m’interroge et j’aimerais savoir si c’est un pêché ? Et j’aimerais vraiment que ça ne sois pas un inceste car je veux jamais faire cela de toute ma vie. Merci encore

Réponse d’un pasteur :

Cher Monsieur

J’ai rencontré bien des personnes, dont des perverses, des pédophiles, des violeurs, des fous de sexe, des jouisseurs… Ce que vous me racontez n’a rien à voir avec cela. Franchement. Car il ne me semble pas que cela consistait à utiliser l’autre. Cela me semble être un jeu de gosses, qui s’amuse à franchir la limite de la pudeur apprise par les parents (à juste titre), et de le faire avec une personne de confiance. Cela me semble normal.

Donc non, il n’y a à mon avis pas de péché, pas de faute contre Dieu.

Mais bravo de regarder ainsi en vous-même et de vous demander ce que vous regrettez, ce dont vous pouvez être fier, ce qui vous a blessé, et ce qui vous a fait du bien. Et de le faire pour devenir meilleur, avancer. Et pour cela vous avez bien raison de penser à Dieu dans ce travail d’intériorité. Car il est source d’évolution, spécialiste pour transformer n’importe quoi en belle et bonne vie vivante.

En plus, même si vous aviez fait une terrible, horrible, désastreuse chose, vous pourriez vous adresser à lui sans crainte, certain de son pardon, car il ne veut pas la mort du pécheur mais l’aider à être meilleur et à avancer.

Cela dit, ce n’est pas parce que votre jeu était innocent, que cela n’a pas pu troubler votre sœur. Est-ce que ce serait-il possible que vous lui en parliez une fois, une seule fois, pour voir comment elle l’a vécu? Et si elle en gardait un certain traumatisme (comme vous, finalement, puisque vous gardez cela dix ans après), cela pourrait vous aider tous les deux à enterrer cela dans le passé, et d’avancer d’une belle façon.

Encore bravo pour votre façon d’être, avec sincérité, droiture, et foi.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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