Porter 5 médailles, est-ce trop ? Quelle est la façon la plus directe de contribuer à une paroisse ?
Question posée :
Bonjour,
Porter cinq médailles autours du cou, est-ce « trop » ?
Quelle est la façon la plus directe de contribuer à une paroisse ? Durant la Messe ?
Merci !
Réponse d’un pasteur :
Bonjour
Et pourquoi pas 5 médailles ? Ou 12 ? Chacun son style. Et si une personne vous pose la question : décrire vos médailles, si elle sont bien choisies, sera comme une leçon de catéchisme, un beau témoignage.
Bravo d’avoir une paroisse, et bravo pour l’excellente intention de contribuer à votre paroisse. C’est une belle façon d’être que de savoir tout autant recevoir que de donner, et réciproquement.
En plus, la paroisse, l’église sera ce que les paroissiens engagés en font aujourd’hui, c’est eux qui lui donnent sa personnalité.
- Le premier soutien, je pense, est effectivement de participer, à votre rythme, au culte ou à la messe du dimanche. C’est sans doute le premier des soutiens car cela nous permet de faire corps. Si le cœur vous en dit, vous pouvez échanger à la sortie avec des personnes, c’est précieux.
- Le second soutien est de donner des coups de main quand on peut, comme on peut. Cela peut être de plier des enveloppes, de visiter des personnes seules, de faire des repas pour les catéchumènes, du bricolage, de l’accueil, du bricolage… Un précieux coup de main est donner son avis (avec bienveillance et douceur) au curé ou pasteur de la paroisse, aux laïcs responsables. Chacun fait ce qu’il peut, et en général tous espèrent améliorer (encore) le service, sincèrement. Les avis sont donc précieux (avec du positif encourageant et quelques améliorations possibles).
- Le troisième soutien est financier, pour que l’église puisse payer ses factures. Même si le spirituel et les liens fraternels sont le plus important, nous avons aussi une dimension matérielle, un corps de chair, et le faire vivre demande des ressources. Pour le moindre projet aussi, il faut quelques moyens. On peut donner à la quête pendant le culte ou la messe, c’est pas mal pour vous car cela associe l’élévation et la solidarité, la bénédiction de Dieu et la consécration de notre personne. Mais le don direct est une bonne façon aussi de faire exister votre paroisse.
- Un autre soutien est de témoigner autour de vous de ce que vous apporte le fait d’aller à la messe ou au culte. Cela n’oblige en rien vos collègues ou parents, mais cela peut leur donner l’idée. Cela n’aide pas nécessairement la paroisse directement, cela a surtout une chance surtout d’aider la personne à qui vous parlez, je pense, car une foi vivante est une extraordinaire dimension de la vie humaine.
Dieu vous bénit et vous accompagne.
par : pasteur Marc Pernot
Réponse de notre visiteuse :
Dans l’Offrande, il est indiqué, par Jésus Lui-même, qu’il ne faut pas donner de son superflu, mais bien de la totalité. Dans un acte désintéréssé et d’amour. J’aimerais, d’un désir pur et sincère, donner 400 euros, de façon mensuelle, à la paroisse où je suis.
Cela pour diverses raisons. La chrétienté va mal, les cultes religieux n’ont aucune aide de l’état, peu de fidèles, donations faibles durant la Messe…
Cela vous semble-t-il déraisonné ? Encore une fois, il ne s’agit certainement pas de « sonner des trompettes » quant à mon acte. Je ne désire aucun traitement de faveur. De la même façon, je donnerais en total anonymat durant les Messes, afin que nous ne puissions pas faire le rapport avec moi. Mon seul souhait est de contribuer, dans un acte de joie et de paix, à l’église. Qui m’apporte déjà tant. (cours de catéchisme tous les mercredis, Messe, confessions, etc…)
Réponse d’un pasteur :
C‘est magnifique.
C’est vrai que les dons sont indispensables pour que l’église continue à rendre ses services : témoigner de l’Evangile du Christ dans ce monde qui en a tant besoin, accompagner les familles sans condition de ressources.
Quant aux commandements de Jésus : il exagère souvent. Il exagère volontairement :
- Par exemple quand il dit « ne résistez pas au méchant ». Ce n’est pas possible, on ne peut pas laisser les méchants continuer à faire de nouvelles victimes innocentes.
- Ou par exemple quand il dit à un jeune homme riche « va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres » (Mr 10:21), si on donne « tout » jusqu’à l’air qu’à l’eau que l’on boit et l’air que l’on respire, on va mourir et ce n’est pas ce que veut Jésus.
Pourquoi est-ce qu’il exagère ainsi ? Afin de nous donner une visée : il est bon de donner, sans pour autant fixer un montant, un pourcentage. De toute façon nous serons en dessous de ce que Dieu mérite (tout) et au dessus de ce que Dieu demande (rien, car il donne gratuitement, par amour). C’est à la fois inspirant et non culpabilisant. Et cette liberté même garantit de le faire joyeusement, comme vous le dites. sans se sentir obligée.
Sentez vous donc très libre de donner. Ou de ne pas donner. De donner comme vous l’entendez, à qui vous l’entendez. Mais je pense qu’il est hors de question que vous vous priviez du nécessaire. Je ne pense vraiment pas que ce soit ce que Dieu veuille. Jésus lui-même avait une belle tunique (puisqu’elle faisait envie aux soldats romains qui le crucifient, et il ne critique pas la femme qui met des dizaines de milliers de francs de parfium sur ses pieds !)
L’anonymat est une possibilité. Seulement, l’état français ou genevois encourage le don par une diminution d’impôts (ce qui permet de donner plus ou de reverser cela à une autre œuvre).
Dieu vous bénit et vous accompagne
par : pasteur Marc Pernot
PS. Le bénévolat dans la paroisse, c’est utile, aussi.
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