Pensez-vous que par la foi et la volonté, l’on puisse se défaire de mauvaises habitudes, prendre sa vie en mains?

une enfant plante un petit arbre en terre - Image par Rommel Diaz de Pixabay

Comme un arbre planté près d’un courant d’eau, produisant son fruit en son temps (Psaume 1er)

Par : pasteur Marc Pernot

Question d’un visiteur :

Bonjour Marc.

Croyez-vous aux déclics ?

Pensez-vous que par la foi et la volonté, l’on puisse changer de vie dans le sens où l’on se défait de mauvaises habitudes pour prendre sa vie en mains?

Cesser l’oisiveté, la médisance, la fainéantise, en remplacement cela par le positif, le responsable.
L’altruisme contre l’égocentrisme..?

Et cela sur le long terme, comme mode de vie ?
Non pas comme une stimulation qui comble un vide à court terme comme un enfant qui a une excitation les jours avant son anniversaire qui lui permet de supporter l’ennui des jours de pluie.

J’ai toujours eu ces impressions : » si j’avais ceci » ce serait plus simple,  » si tel pasteur était comme Marc, j’irai au culte », « si les gens étaient plus sympas, je m’ouvrirais à eux », » si j’étais plus en forme, je prendrais plaisir à faire du sport »…

Pensez-vous que cette spirale puisse prendre fin par la foi et la volonté ?

Je vous remercie.

Réponse d’un pasteur :

Cher Guillaume

Ce qui est certainement prometteur, c’est votre espérance de progresser. Et de penser à Dieu dans cette espérance.

Je connais des personnes qui ont vécu une sorte de « déclic », en général, le véritable déclic est celui que vous exprimez ici, les premiers résultats se faisant sentir assez vite, dans une progression en dents de scie mais se poursuivant de belle façon dans le temps. C’est pourquoi il me semble juste que bien des paraboles de Jésus parlent du salut avec une parabole agricole : un semeur qui sème, comme si c’était à perte mais avec finalement une belle moisson, une graine de moutarde insignifiante qui devient un arbre permettant de structurer, abriter ce qui en nous était sauvage, hors contrôle comme des moineaux… L’essentiel était donc dans l’ensemencement et dans la patience.

Ensuite, il me semble qu’il y a des choses en soi-même qu’il convient d’accepter plus que d’espérer changer, ou de domestiquer ce qui est en désordre, de palier avec nos handicaps, de connaître et mobiliser nos atouts. Pour tout cela, je pense que la réflexion et la prière confiante en Dieu est un véritable atout, et le souffle de création de Dieu peut très concrètement nous élever. Cette démarche d’espérance demande un investissement minime mais bien réel en énergie et en temps dans notre agenda. Si nous mettons dans ce domaine ce que nous consacrons à l’hygiène corporelle c’est déjà bien.

Donc d’accord pour la foi et la volonté, avec aussi de la bienveillance vis-à-vis de soi-même (cela aide aussi à en avoir pour les autres), et de la patience aussi.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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1 réponse

  1. Commentateur dit :

    Bonjour,

    Votre réponse me fait penser à la prière de la sérénité de Reinhold Niebuhr :

    Dieu, donne-nous la grâce
    d’accepter avec sérénité
    les choses qui ne peuvent être changées,
    le courage de changer celles qui devraient l’être,
    et la sagesse de les distinguer l’une de l’autre.

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