Pensez-vous que le don de sperme est considéré comme de l’adultère ?

Par : pasteur Marc Pernot

image évoquant des spermatozoïdes faisant la course - Image par Gerd Altmann de Pixabay

Question d’un visiteur :

Bonsoir Pasteur
J’aimerais connaître votre avis concernant les femmes célibataires et les couples lesbiens
Pensez-vous que le don de sperme est considérée comme de l’adultère ?
Est-ce le cas même si l’un des donneurs est marié ou en couple ?

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Bravo de vous poser la question avec liberté et sérieux, bravo d’impliquer Dieu dans cette recherche.

Je ne pense absolument pas que ce soit de l’adultère si le don de sperme est fait selon les méthodes médicales modernes, sans contact physique entre le donneur et la bénéficiaire.

  • n ce qui concerne le donneur de sperme, le don est altruiste, afin d’aider des personnes ayant besoin d’aide pour donner la vie.
  • En ce qui concerne la personne qui reçoit le sperme, sa vocation est de donner la vie et d’élever un enfant, c’est honorable et c’est jusque que cette personne puisse recevoir de l’aide face à ses difficultés.

Il me semble que si le donneur est en couple, le don de sperme est (ou doit être) d’accord avec la personne avec qui le donneur est en couple. Je n’imagine pas faire une chose importante sans en avoir parlé avant en couple.

Mais encore une fois, je pense que c’est le don de sperme est beau don, venant en aide à un couple. Ce don est encore plus beau si c’est un don fait par un couple constitué à un autre couple ressentant une vocation de donner la vie, et ayant des difficultés.

Le don d’ovocyte n’est pas considéré comme un adultère non plus…. Tout comme pour celui du sperme, c’est un geste altruiste, encore plus altruiste en ce qui concerne le don d’ovocytes car plus difficile techniquement pour la donneuse.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : pasteur Marc Pernot

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2 réponses

  1. Réformiste parfois conservateur dit :

    Bonjour,

    merci pour la question et la réponse.

    Voici un récit sur une base empirique.
    J’ai visionné une fois un documentaire sur des personnes nées aux Etats-unis, en Californie il me semble, de situations où le père était un donneur de sperme anonyme via une institution publique ou privée, et de femmes dans différentes situations sociales. Devenus adultes, les enfants du documentaire se mettaient en quête de trouver leur père. Il se trouve que les femmes avaient choisi un peu le père biologique sur la base d’informations fournies par l’institution intermédiaire : le père était mentionné comme pratiquant le karaté et divers sports et avait un bel emploi, véhiculant l’idée d’une réussite sociale et de bons gènes et d’un caractère sportif. Dans la réalité, un des pères du documentaire vivait dans une roulotte sans situation financière stable. Plusieurs enfants ont pu remonter jusqu’à lui au terme d’une longue démarche. La rencontre ne s’est pas bien passée : quasi indifférence du père, très fiable réaction face à ses enfants biologiques devenus adultes, sentiment de déception ou de malaise des enfants devant leur père… qui ensuite ne semblaient plus intéressés par continuer la relation.

    Considérations a priori à présent.
    Je pense qu’il faut avant tout penser aux enfants. En tant qu’adulte anciennement enfant, je me souviens que la situation de mes parents était très importante pour moi. Je pense pouvoir dire, qu’étant enfant, du moins aujourd’hui devenu adulte, je n’aurais pas apprécié être né ainsi, je suis désolé de le dire. Même si c’est bien sûr complètement théorique, on est toujours reconnaissant d’être en vie, mais j’aurais préféré en me projettant, une situation biologiquement et socialement classique : père et mère, père biologique = père social dans la mesure du possible, mère biologique = mère sociale dans la mesure du possible, avec éventuellement des compléments éducatifs en cas de quelques défaillances d’un parent ou des parents, ou via l’école comme il est usuel.
    Il me semble que dans le cas usuel d’enfants issues de vie de couple femme-homme, les couples femme-homme ont ceci comme caractéristique : la femme sélectionne l’homme, et l’homme sélectionne la femme pour vivre ensemble et avoir un ou des enfants. Socialement et biologiquement.
    Ceci a des conséquences : les partenaires sont en charge d’une sélection au préalable d’une nouvelle vie : nouveau corps hybride génétique de celui des parents biologiques, et enfant éduqué par les parents sociaux.

    Que des désirs d’avoir des enfants soient satisfaits ou non me paraît devoir être secondaire devant ces considérations. Bien sûr, on peut souhaiter une société où les critères de « sélection » soient plus variés, plus ouverts sur la diversité. Question de choix. Pour ma part, quel que soit le choix démocratique, sur la base entre autres du documentaire mentionné ci-dessus, et mes souvenirs d’enfant, je suis personnellement tout à fait contre ce genre de pratiques. Mais bien sûr pour l’accueil sans restrictions des personnes qui seraient nés ainsi.

    • Marc Pernot dit :

      Par définition même, toute situation en ce monde est quelque part entre un idéal (qui n’arrive jamais) et le pire (qui n’est pas non plus arrivé si, au moins, nous sommes vivant). La question qui se pose à nous est de faire avec le meilleur, de soigner en nous ce qui difficile, de palier à ce qui manque. Se poser la question de savoir si j’aurais préféré naître dans d’autres circonstances n’est pas favorable à un bon épanouissement, car c’est se placer soi-même en porte à faux. On ne peut pas rembobiner ce qui a été vécu. Et au moins, si l’on est vivant, on peut être acteur de son futur. Dire que telle personne aurait mieux fait de ne pas être née car conçue dans une situation qui ne nous semble pas idéales est extrêmement blessant pour cette personne. Une personne qui est vivant est une merveille inouïe de toute façon. Quand en plus la personne a été désirée, c’est déjà un atout. Si elle est un peu aimée dans son enfance c’est alors une merveilleuse chance.
      J’ai rencontré des centaines de personnes avec des situations difficiles dans leur enfance, le pire me semble de loin être les personnes qui ont le sentiment de n’avoir été ni désirées ni aimées, parfois abandonnées ou maltraitées. A côté de cela, avoir un père inconnu, ou ne pas avoir pu être élevé par ses géniteurs présente certes un manque, mais que la plupart des personnes arrivent à gérer en travaillant sur la question.
      Dieu bénit et accompagne toute vie. Et il donne à chaque personne un avenir et une espérance.

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