Le recensement de César passe à côté de l’essentiel (à propos de la sélection des personnes pouvant recevoir des soins)

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3 réponses

  1. Christelle dit :

    Merci Marc, nous vivons des moments très déstabilisants sur ce plan dans les institutions gériatriques. Le « tri » existe depuis longtemps mais n’a jamais été affirmé aussi violemment. Je suis d’accord avec vous – ne pas trier, prendre les premiers qui arrivent même si l’on sait bien que l’on ne pourra pas soigner tout le monde. Et je suis attristée, le mot est faible, par tous ces commentaires sur les réseaux, du type « pourquoi on nous empêche de vivre alors que ce sont les vieux qui meurent ? ». Je sais que nous partageons cette certitude que le grand âge est un moment très riche à vivre, pour soi et les autres. Cela fait du bien de vous lire aujourd’hui ! Amitiés fraternelles.

    • Marc Pernot dit :

      Grand merci pour les encouragements.
      Du temps de Nicolae Ceaușescu en Roumanie je me souviens de l’ambiance quand les personnes réputées improductives avaient seules droit aux soins (à moins d’user de corruption). C’est épouvantable. La population n’adoptait pas cette philosophie de l’humain, au contraire, elles en éprouvait la cruauté dans leur propre chair, dans leur propre façon d’aimer.

      • STROH dit :

        En tant que médecin interne de Paris j ‘adhère totalement à vos propos. Cette ethique était la tige centrale soutenant nos études et la gestion des hôpitaux . Ce n’est que la bascule des intérêts personnels et la pression de la gestion administrative qui a diminue le nombre de lits et par la même la possibilité de soigner…

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