Depuis un temps, j’ai des angoisses qui me font dire d’horribles choses à ma famille (que j’aime plus que tout)

Par : pasteur Marc Pernot

jeune femme regarde au loin vers un bâtiment - Image par Free-Photos de Pixabay

Comment avancer ? Bonne question car chercher à avancer c’est déjà génial.

Question d’un visiteur :

Bonsoir pasteur,

Je me permets de vous contactez car j’ai besoin de votre parole, ne sachant plus vers qui me tourner. Je suis une jeune fille élevée dans la foi chrétienne catholique. Or, je souffre depuis un temps de TOC ( trouble obsessionnel compulsif) , j’ai pu, en me tournant vers Dieu diminuer leur intensité mais d’horribles obsessions liées à une grande anxiété demeurent encore. Ces dernières me font penser et dire d’horribles choses involontaires sur ma famille que j’aime plus que tout. J’aimerais les laisser passer en me disant qu’elles ne sont pas miennes et sont à l’opposé de ce que je souhaites mais je n’arrive pas à calmer mon anxiété et ne pas y prêter attention. En effet , j’ai terriblement peur qu’elles puissent se produire. Pensez- vous qu’en continuant à prier Dieu et ne plus prêter attention à ces pensées, Dieu protègera ma famille jusqu’à ce que ces pensées disparaissent ?
Je m’excuse pour la longueur du texte , en espérant que vous puissiez m’apporter votre aide.

Bien à vous,

Réponse d’un pasteur :

Bonjour

Ah là là, ce n’est pas facile. Bon courage.

Dieu ne demande pas mieux que vous soyez délivrée de ce qui ne va pas. Et je suis certain qu’il essaye d’y travailler, et le fait avec vous. En particulier grâce à votre prière.

Comme vous n’avez pas toujours connu ces troubles, apparemment, peut-être qu’il est arrivé quelque chose qui vous a fait du mal, qu’il faudrait arriver à retrouver et à soigner. La question est peut-être de trouver un psychiatre qui vous corresponde, vous comprenne.Et cela devrait vous aider grandement.

Pour ce qui est de ces paroles horribles contre votre famille, en tout cas, à court terme, il me semble que vous pouvez leur expliquer exactement ce que vous m’avez dit. C’est clair, c’est humble et c’est si sympa. Vous aimez votre famille et ils le sentirons. Et si vous explosez, ils se rappelleront vos paroles et qu’elles ne correspondent pas à la réalité. Que c’est tout juste comme un grand « Aïe, Ouyouyoulle » que l’on pousse sans pouvoir le maîtriser quand on se cogne le petit doigt de pied contre un meuble, que ces horribles pensées et paroles ont beau être puissantes elles ne disent rien de plus que votre souffrance de l’instant, voter surprise. Je pense vraiment que votre famille peut comprendre.

Ensuite, oui, je suis persuadé qu’avec l’aide de Dieu vous allez bien avancer.

Dieu vous bénit et vous accompagne.

par : Marc Pernot, pasteur à Genève

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1 réponse

  1. Anne dit :

    Je pense que c’est la dissociation psychique. En général lié à des « souffrances d’enfant ». Le petit enfant dont les parents se sont occupés comme ils ont pu, mais de façon inadaptée pour lui ou elle, garde plein de colère qu’il n’a pas pu exprimer, c’est cette colère qui ressort, sans filtre, comme un petit enfant en colère l’exprimerait.

    Le conseil c’est :

    1/ quand les pensées arrivent, les attribuer à l’enfant : » la petite X est très en colère, elle a envie de tuer… ».

    2/ voir un psychiatre spécialiste des traumas d’enfance pour “écouter” ce que l’enfant a vécu d’insupportable

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